Trois ans après son succès surprise en librairie (1,2 million d’exemplaires vendus), L’Elégance du hérisson débarque enfin au cinéma. Deuxième roman de Muriel Barbery, une prof de philo qui vit désormais au Japon, le livre relate la rencontre improbable entre une concierge revêche, mais dotée d’une grande érudition, une petite surdouée qui a décidé de se suicider le jour de ses 13 ans, et un énigmatique Japonais qui vient d’emménager dans un immeuble bourgeois du VIIe arrondissement de Paris.
Un casting réussi
Librement inspiré du roman de Muriel Barbery, Le Hérisson n’a perdu l’élégance que dans son titre. Car ce premier film de Mona Achache est une adaptation véritablement réussie. Et malgré quelques changements nécessaires, cette jeune réalisatrice de 28 ans est parvenue à saisir l’atmosphère si particulière de ce roman composé de deux monologues finement écrits.
Si l’histoire du Hérisson est très touchante, le film fonctionne surtout grâce à son casting, emmené par l’étonnante Garance Le Guillermic, qui fait preuve d’une maturité impressionnante, et par la lumineuse Josiane Balasko. N’hésitant pas à s’enlaidir pour entrer dans la peau de Renée, elle incarne à merveille cette concierge qui s’applique à entretenir l’image que les gens se font d’elle pour cacher son élégance d’esprit. Un rôle qui lui va comme un gant…



































