Le titre, archibanal comme toujours, augurait du pire. Pourtant, le Marc Levy nouveau a changé. Point de bluette entre deux gentilles âmes esseulées — enfin, si, quand même, mais pas seulement. Ce premier volet d’un dyptique lorgne clairement vers le thriller ésotérique à la Dan Brown. Keira, une jeune archéologue, rêve de découvrir le squelette du premier homme. A Londres, un astrophysicien est obsédé par une question poétique : “Où commence l’aube ?” L’origine du monde pourrait se trouver au cou de Keira, qui porte un pendentif d’origine inconnue, fragment d’un tout qui, une fois réuni, engloutirait Darwin et le Pape ! Comme tous les scientifiques, ils rament pour trouver des financements — même si Keira et son ex déjeunent un peu trop souvent au Meurice...

Entre science et rêve
Leurs chemins vont se rejoindre dans une quête métaphysique où les dimensions de l’univers, le mystère de la vie et l’origine des religions finissent par se rencontrer. De quoi affoler une société secrète internationale qui piste notre couple de scientifiques... La recette marche. Dialogues abondants, descriptions sèches : on peut saluer le sérieux souci de documentation. A tel point qu’un doute s’installe : une année de travail semble bien courte pour intégrer ces apartés intéressants dans un copieux roman. Peut-être que Marc Levy a travaillé en archéologue, à savoir en équipe, convoquant le savoir de spécialistes de la terre et du ciel, en se réservant le pouvoir suprême, celui de la création.

Le premier jour, de Marc Levy
Editions Robert Laffont
3/5

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