Sœur Sourire
Réalisateur : Stijn Coninx
Casting : Cécile de France, Sandrine Blancke, Jan Decleir
3 globes
"Dominique, nique, nique". Comment une petite chanson pondue par une religieuse belge a-t-elle détrôné Elvis et les Beatles dans les charts américains ? Par la grâce de Sœur Sourire, qui cachait un bon paquet de souffrances. Ce biopic touchant retrace la vie de Jeannine Deckers, devenue Sœur Luc Gabriel puis Sœur Sourire, de sa jeunesse rebelle à son désespoir post-célébrité. Cécile de France la campe de manière très physique - la nonne a tendance à brutaliser ceux qui lui barrent la route !, et tous les seconds rôles sont aussi intenses et justes qu’elle. Mention spéciale à la costumière, qui a sorti toute la gamme de marronnasses des années 60 : pourvu qu’il n’y ait pas de revival.
J.L
Le Missionnaire
Réalisateur : Roger Delattre
Casting : Jean-Marie Bigard, David Strajmayster
Globes : 2
A sa sortie de prison, un gangster enfile la robe pour se planquer dans un petit village d’Ardèche pendant que son frangin, un vrai curé, claque les millions d’un braquage sur la Côte d’Azur. Plutôt rare sur grand écran, Jean-Marie Bigard se montre curieusement sobre, presque éteint dans cette comédie sans prétention, rehaussée par la performance de David Strajmayster, alias Doudi, la blonde déjantée de la série « Samantha, Oups ! ». Pas de quoi sauter au plafond non plus.
J.V
La femme sans tête
Réalisatrice : Lucrecia Martel
Casting : Maria Onetto, Claudia Cantero, Inés Efron
Globes : 2
Drôle de film que cette troisième réalisation de l’Argentine Lucrecia Martel, présenté à Cannes l’an dernier. Soit l’histoire de Veronica, belle quarantenaire victime d’un accrochage sur une petite route de campagne. Un drame en apparence anodin qui la plonge dans un état second, modifiant sa perception du quotidien. « La femme sans tête » intrigue par sa mise en scène tout en faux semblants, à la lisière du fantastique, avant de perdre le spectateur à force de s’écarter des chemins narratifs classiques. Dommage.
J.V
En bref
Happy Sweden
Réalisateur : Ruben Ostlund
Le titre du film se veut aussi ironique que son contenu : Happy Sweden entrecroise plusieurs petites histoires acides, filmées en plans séquences, visant à écorner l’image lisse et disciplinée de la société suédoise. L’intention est originale et amusante dans le fond, mais la forme échoue à lui donner du corps.




































