Ils n’auraient jamais du se rencontrer. Mais le destin en a décidé autrement. A la recherche de sa fille qui n’a plus donné signe de vie depuis le 7 juillet 2005, date à laquelle la ville de Londres a été frappée par une série d'attentats, Elisabeth Summers va croiser le chemin d'Ousmane, un Africain à la recherche de son fils qui a, lui aussi, disparu depuis le drame. Pleine de préjugés, cette mère de famille chrétienne découvrir qu'ils ont plus de points communs qu'elle n'imagine.
Un film humain
Après le succès d'Indigènes, auréolé du prix d'interprétation collectif descerné aux cinq acteurs principaux au Festival de Cannes en 2006, Rachid Bouchareb continue d'explorer les thèmes qui lui tiennent à coeur (la question des origines, l'identité, l'exil, l'immigration). Tourné en quinze jours avec très peu de moyens, London River est un film très humain, à la limite du documentaire, le réalisateur ayant choisi de se libérer de tout questionnement esthétique pour se concentrer sur les personnages. Et ça fonctionne. Brenda Blethyn (inoubliable dans Secrets et mensonges de Mike Leigh) et Sotigui Kouyaté (qui a remporté avec ce rôle l'Ours d'argent du meilleur comédien à Berlin cette année) sont bouleversant de justesse. Ils nous rappellent que, face à la douleur, on est tous égaux.
Mardi soir à 22 h 25 sur Arte




































