Musique : La bonne blague belge de Milow
Sa reprise d’“Ayo Technology” de 50 Cent est l’un des tubes de l’été. Il s’appelle Jonathan Vandenbroeck, mais vous le connaissez plus sûrement sous le pseudonyme de Milow. A 27 ans, ce jeune auteur-compositeur belge fait un carton dans toute l’Europe avec sa reprise acoustique d’Ayo Techology, le tube R’n’B de 50 Cent et Justin Timberlake. Une version enregistrée au départ pour une radio à l’occasion de la sortie de son deuxième album et qui s’est rapidement retrouvée diffusée en boucle sur le net.
“Je voulais jouer quelque chose de drôle, un titre qui soit à l’extrême opposé de ma musique”, explique l’intéressé, qui trouvait les paroles du morceau d’origine assez désagréables pour la gent féminine. “C’est l’histoire d’un mec qui pense à une fille et raconte ce qu’il a envie de faire avec elle. A aucun moment il ne se demande si les désirs de la fille sont réciproques. C’est très macho comme attitude, non ? Je ne voulais pas faire une parodie mais faire entendre aux gens ce que ces mecs chantaient vraiment. Et ce n’est pas exactement du niveau d’un Prix Nobel de littérature !” Les intéressés et leur producteur, Timbaland, n’ont pour l’heure pas réagi à “l’hommage” de Milow. Peut-être parce qu’il leur permet de toucher quelques dollars supplémentaires…
Mais plusieurs célébrités, comme Kanye West ou le blogueur star Perez Hilton, ne cachent pas leur admiration pour le jeune chanteur, qui n’entend pas en rester là. “Beaucoup de gens me demandent si cette reprise est une bénédiction ou au contraire une malédiction. Je choisis la première hypothèse car grâce à ce titre, le public va pouvoir s’intéresser à mon album. A moi maintenant de lui montrer que j’ai bien plus à offrir.” Louise Jacobson/Metro Suède. Album : Milow (Play On/Sony Music).
Livre : Tana French, le polar lui dit merci
“Je ne savais pas comment on écrivait un livre”, nous racontait l’an dernier Tana French (photo) en évoquant son premier roman La Mort dans les bois, un joli succès de librairie, couronné de plusieurs prix. Menteuse ! Comédienne jusque-là peu connue dans nos contrées, cette jeune femme au caractère bien trempé a su illico captiver l’attention des amateurs de thrillers hauts en couleurs, efficaces mais complexes.
On la retrouve cet été avec Comme deux gouttes d’eau, une nouvelle ode au genre qui met en scène l’inspecteur Cassie Maddox, convoquée sur les lieux d’un meurtre par ses anciens collègues de la police criminelle qu’elle a quittée voilà plusieurs mois. Et pour cause : la victime lui ressemble trait pour trait, à cela près qu’elle porte le nom d’Alexandra Madison, le pseudo qu’utilisait Cassie lorsqu’elle infiltrait les trafics de stupéfiants… Le pitch est redoutable, la suite aussi. Idéal pour frissonner tranquillement sous le parasol… Jérôme Vermelin
Cinéma : Le portrait d’un gangster à part
A côté de lui, notre Mesrine national fait figure de petit joueur. Son nom ? Michael Peterson, dit “Bronson”, l’un des gangsters les plus sulfureux de l’histoire de Grande-Bretagne. A 19 ans, il braque un bureau de poste et effectue son premier séjour en prison. Aujourd’hui âgé de 57 ans, il a passé trente-quatre années derrière les barreaux. Condamné à la perpétuité, il se consacre désormais à l’art, peintre exposé partout dans le monde et auteur d’une dizaine de livres. Réalisateur de la trilogie culte Pusher, le Danois Nicolas Winding Refn dresse le portrait de ce personnage hors norme dans un biopic choc, porté par la performance hallucinée de l’acteur Tom Hardy. Jérôme Vermelin




































