"Le cinéma indépendant, c’est une attitude", s’est enthousiasmé hier le président du Festival de Cannes Gilles Jacob, lors de la présentation d’une sélection 2009 qui fait la part belle aux auteurs, jeunes et moins jeunes, consacrés ou en devenir. Parmi les vingt cinéastes en compétition pour la Palme d’Or, du 13 au 24 mai prochain, on trouve quatre anciens lauréats, en tête desquels Quentin Tarantino qui viendra présenter "Inglorious Basterds", sans doute le film le plus attendu de la quinzaine, un film de guerre qu’on promet délirant avec Brad Pitt, Diane Kruger et la frenchie Mélanie Laurent. Autres "déjà Palmés" de ce crû 2009 : Jane Campion, qui présentera "Bright Star ", 16 ans après "La Leçon de Piano"; le sulfureux Danois Lars Von Trier qui dévoilera "Anti-Christ "avec Charlotte Gainsbourg et enfin Ken Loach pour "Looking for Eric ", un film sur les supporters de Manchester United avec Cantona le Rouge en personne. Autre habitué de la Croisette, Pedro Almodovar présentera "Les Etreintes Brisées ", son deuxième film d’affilé avec la divine Penelope Cruz, en salles dès le 20 mai. La sélection française comportera quatre films : "Un Prophète "de Jacques Audiard, le brillant réalisateur de "De battre mon cœur s’est arrêté "; "A l’origine "de Xavier Giannoli avec François Cluzet et Gérard Depardieu ; "Les Herbes Folles "d’Alain Resnais et "Soudain le vide "de Gaspar Noé, de retour à Cannes sept ans après la polémique suscité par "Irréversible ". Hormis le film de Quentin Tarantino, et la présentation du nouveau Pixar "Là-haut "en ouverture, le cinéma américain semble devoir bouder ce 62e festival de Cannes, alors que les cinéastes asiatiques constituent un quart des films en compétition, parmi lesquels le Corée Park Chan-wook ("Thirst "), le Taiwanais Ang Lee ("Taking Woodstock ") ou encore le Hong-kongais Johnnie To, dont le "Vengeance" a pour interprète principal un certain Johnny Hallyday