Ce soir, à 20 h 45, les aficionados de la une découvriront Facteur chance, une comédie efficace et plutôt réussie, à la hauteur de sa distribution. Au casting : Bernard Lecoq, Edouard Montoute, Lorànt Deutsch et Frédéric Diefenthal (coproducteur de la fiction), réunis pour le casse ô combien foireux d’un centre de tri postal.

Braqueurs amateurs

Amis depuis l’enfance Jeff, Micko, Thibault (et son chien Jean-Poil) décident de cambrioler, par revendication sociale, une agence postale qui a licencié, le matin même, plusieurs employés. Dans une petite ville de province, le soir du réveillon, les trois compères improvisent cette opération dans le simple but de venger leurs collègues et amis licenciés au nom du libéralisme sauvage. Grisés par leur enthousiasme, voici nos braqueurs amateurs à l’intérieur du bâtiment. Mais derrière eux, la porte se referme, piégeant les cambrioleurs qui n’avaient pas prévu qu’à minuit, très exactement, le code de la porte changerait. Prisonniers, ils découvrent à l’intérieur une jeune femme prénommée Luna. Elle s’est volontairement laissée enfermer pour intercepter, dans le courrier à expédier, une lettre de rupture envoyée par désespoir. A l’aube, la porte se rouvrira... sur un avenir carcéral. D’espoirs en désillusions, d’impuissance en en colère, les quatre acolytes cherchent, avec une frénésie désopilante, la solution qui les sortira de ce guêpier.

Quelques fulgurances éparses dans le scénario, un rythme comique relativement soutenu et un Edouard Montoute drôlissime à contre-emploi procure au téléfilm une fraîcheur réjouissante. Une fiction, en somme, qui ne se prend pas au sérieux et qui passe comme une lettre à la poste. Idéal pour se détendre, en ce premier jour de semaine, et se préparer à attaquer les suivants le cœur léger.