Le bras de fer s'accentue. Six sans-papiers ont été placés depuis vendredi soir au centre de rétention de Lesquin pour "séjour irrégulier". Ils avaient occupé vendredi pendant deux heures le siège de l'UMP du Nord, rue Solférino, avec une soixantaine d'autres clandestins et le soutien d'organisations d'extrême gauche. Après les occupations récentes des locaux de la Direction départementale du travail et d'Emmaüs à Lille, le Comité des sans-papiers 59 (CSP 59) multiplie les actions coup de poing pour exiger des régularisations massives.
Et les militants ont bien l'intention de maintenir la pression à partir d'aujourd'hui. Après une première manifestation samedi devant le commissariat, ils menacent de continuer quotidiennement ces rassemblements, si leurs camarades ne sont pas libérés. Des avocats seront également mobilisés. "Nous souhaitons être reçu par le préfet du Nord, indique Roland Diagne, porte-parole du comité des sans-papiers 59. Il y a un arrêt quasi total des régularisations depuis 2007. Nous réclamons le retour au cas par cas, comme avant 2007."
De son côté, l'UMP du Nord a porté plainte vendredi au commissariat de Lille pour "dégradation de matériel et intrusion". Hervé-Marie Morelle, candidat du parti pour les législatives dans la 1ère circonscription du Nord, a également porté plainte "en son nom propre pour agression" après avoir été "admonesté" par des manifestants devant le commissariat. Selon lui, "l'ensemble des affiches ont été arrachées, les murs ont été salis, une photocopieuse a été endommagée". Le jeune candidat dénonce "la prise en otage d'un lieu de permanence politique, qui est un lieu de débat".






























