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Réactions. Depuis Matignon, Jean-Marc Ayrault, qui a été élu dès le 1er tour, s'est exprimé. Il a remercié les Français d'avoir "choisi la cohérence." "Les prérogatives du parlement seront scrupuleusement respectés", a-t-il insisté. "Vous avez confirmé votre volonté de changement", a-t-il poursuivi, rappelant que le gouvernement bénéficiait désormais de l'appui de l'Assemblée et du Sénat. "Rien ne sera facile. Notre premier atout est la jeunesse", a-t-il souligné.
>>> Les principales réactions de la soirée
De son côté, Marine Le Pen, qui précise que seulement cent voix d'écart sur 45 000 la séparent de son adversaire Philippe Kemel, a rappelé sur TF1 que son parti a enregistré des "scores spectaculaires". "Ceci démontre que la recomposition de la vie politique est en marche", a-t-elle déclaré. Elle a précisé que les députés frontistes élus formeraient une "opposition extrêmement ferme mais constructive". Elle n'a toutefois pas précisé ce qu'elle comptait faire au sujet du résultat dans sa circonscription, elle qui souhaitait en début de soirée un recomptage des voix.
Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a eu à coeur d'adresser un message de soutien à ses collègues battus ce soir. Une situation qu'il a connue en 1997, battu à l'époque par Nicole Bricq, l'actuelle ministre de l'Ecologie. Saluant de manière républicaine la victoire de la gauche aux législatives, il a évoqué sur France 2 les "réformes" à mener au sein de l'UMP et s'est inquiéter de la cession extraordinaire qui s'ouvrira début juillet au parlement au cours de laquelle des dossiers comme "la remise en causse des heures supplémentaires" ou "la réduction du nombre de fonctionnaires" seront discutés. Il s'est en outre inquiété "des liens qui se distendent avec l'Allemagne".
Ils sont élus. Au PS, les 25 ministres candidats aux législatives conserveront leurs portefeuilles à l'image de Aurélie Filippetti (Culture) en Moselle, Stéphane Le Foll (Agriculture) dans la Sarthe qui ont remporté l'élection dans des circonscriptions difficiles. En situation difficile dans les Bouches-du-Rhône, la ministre déléguée en charge des personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, a battu de son côté une figure UMP : Renaud Muselier. En fin de soirée, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a salué ces victoires. Elu également, Michel Vauzelle (PS), député sortant, président du conseil régional de PACA, qui affrontait la candidate FN Valérie Laupiez au profit de laquelle s'était désisté le candidat UMP Roland Chassain.
Le N.1 de l'UMP Jean-François Copé a été élu dans la 6e circonscription de Seine-et-Marne. L'ancien ministre du Travail Xavier Bertrand a été réélu de justesse député de la 2e circonscription de l'Aisne, avec 50,25%. Le FN soutenait le candidat PS contre Nathalie Kosciusko-Morizet. L'ancienne ministre et porte-parole de Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle, a été réélue ce dimanche dans la 4e circonscription de l'Essonne. Le président de l'Assemblée Bernard Accoyer conserve son siège à l'Assemblée après sa réélection dans la circonscription d'Annecy Nord. Avec 56,5% des voix, l'ex Premier ministre François Fillon est élu dans la 2e circonscription de Paris, marquée très à droite.
Dans la la 21e circonscription du Nord, Jean-Louis Borloo (PR), député depuis 1993, a été réélu avec 55,83% des voix devant le candidat du Front de gauche Fabien Thiémé.
Pour le Front national, l'avocat Gilbert Collard entre à l'Assemblée avec 650 voix d'avance sur son adversaire dans le Gard. Il sera aux côtés de la petite-fille de Jean-Marie Le Pen, Marion Maréchal-Le Pen qui, à 22 ans, sera la cadette de l'hémicycle. Elle a été élue dans la 3e circonscription du Vaucluse après une triangulaire.
Le Modem Jean Lassalle a sauvé son siège dans les Pyrénées-Atlantiques.
Les perdants : Outre Ségolène Royal qui a annoncé sa défaite avant 20h, le leader du Modem et ancien candidat à la présidentielle François Bayrou perd son siège à l'Assemblée. Le socialiste historique Jack Lang a été battu dans les Vosges par le le candidat UMP Gérard Cherpion. Le FN avait également appelé à battre l'ancien ministre de la culture.
Marine Le Pen serait également battue par le socialiste Philippe Kemel qui revendique la victoire avec quelques voix d'écart. La leader frontiste demanderait le recomptage des voix. Dans la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle (Toul), l'ancienne ministre Nadine Morano a été battue par son adversaire socialiste Dominique Potier avec plus de 55% des voix.
Pour sa première confrontation au suffrage universel, c'est un échec pour l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine.
Le porte-parole du Rassemblement bleu marine et compagnon de Marine Le Pen Louis Alliot a été battu par Laurent Kalinowksi (PS), dans la 6e circonscription de Moselle (Forbach).
20h. RESULTATS. Le Parti socialiste et ses proches alliés remportent la majorité absolue à l'Assemblée, selon les estimations diffusées à 20h00. PS (plus de 180 sièges), radicaux de gauche et divers gauche obtiennent environ 314 sièges sur 577, soit 25 sièges de plus que nécessaire, selon les estimations à 20h. Le gouvernement pourra donc mener sa politique sans avoir à compter sur le soutien des écologistes ou du Front de gauche. Seuls le PS et alliés, la Droite parlementaire (UMP et alliés) et l'EELV seraient en mesure de constituer un groupe à l'Assemblée (minimum 15 députés).
La Droite parlementaire remporte quant à elle 231 sièges et le Front national de 2 à 4 sièges. Le Front de gauche aurait 13 sièges, Europe Ecologie-Les Verts gagnerait 20 sièges tandis que le Modem obtiendrait 2 sièges.
Les estimations donnent le PS et ses alliés à 53,38% des voix devant la Droite parlementaire 40,03%, EELV 3,47%, le Front de gauche 2,25%, le Front national 0,35% et le Modem 0,35%.
L'abstention, elle, bat un nouveau record à environ 44%, selon les estimations des instituts de sondage.
19h54. Ségolène Royal annonce sa défaite et dénonce "une trahison politique" en précisant que le dissident socialiste Olivier Falorni a été élu dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime avec "75% des voix de droite".
19h45. Les cadres des partis arrivent sur les plateaux de télévisions pour commenter les résultats à 20h. Jean-Pierre Raffarin ou Jean-Luc Mélenchon seront notamment sur le plateau de TF1 dès 20h. Les responsables politiques et les candidats regagnent les lieux où ils doivent faire des déclarations peu de temps après les résultats comme Ségolène Royal ou Jean-François Copé.
19h. Une deuxième vague de bureaux de vote a fermé à 19h. Le dépouillement à déjà commencé dans quelques points chauds comme Hénin-Beaumont.
18h30. Dépouillement. Après la clôture de la majorité des bureaux de vote du territoire, le dépouillement a commencé.
18h15. Gilbert Collard agressé ? Confusion à Saint-Gilles dans le Gard où Gilbert Collard, candidat de Font national, aurait été agressé en milieu d'après-midi par une trentaine de personnes, rapporte France 3 Languedoc. Il aurait essuyé injures et crachats. Le média local cite également le maire de la commune qui parle de provocation de la part du candidat frontiste.
18h00. Les bureaux de vote ferment dans la plupart des circonscriptions à l'exception des grandes villes qui clôtureront les votes à 19h ou 20h à Paris.
Abstention : l'abstention devrait être de 44% à 20h, selon une estimation CSA pour i>Télé. Soit une participation en nette recul par rapport à 2007 (60,42% au 2nd tour).
Tournée des bureaux. Nombre de candidats poursuivaient cet après-midi la tournée des bureaux de vote pour prendre le pouls de ce 2nd tour, à l'image de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont. A Paris, la ministre du Logement Cécile Duflot, qui a voté vers 15h30 dans le Xie arrondissement, visitait les bureaux avec sa suppléante désignée Danièle Hoffman-Rispal.
Le dissident PS Olivier Falorni, opposé à Ségolène Royal qui était accompagnée ce dimanche du député-maire PS sortant de La Rochelle Maxime Bono, a choisi de se rendre à l'île de Ré pour rencontrer les électeurs de la 1ère circonscription de Charente-Maritime en raison du climat tendu qui règne à La Rochelle.
Taux de participation à 17h : 46,42% en métropole selon le chiffre revu vers 18h par le ministère de l'Intérieur, en baisse par rapport au 1er tour à la même heure (48,31%). En 2007, la participation avait été de 49,58% à 17H00 au second tour.
>>> Le second tour des législatives en photos
Nouveaux chiffres. Un nouveau décompte de la participation sera connu à 17h. A 17h45 : première projection de la participation définitive. Les résultats de ce 2nd tour seront connus à 20h avec les projections des sièges remportés.
Le calendrier de l'Assemblée. Le 19 juin : expiration du mandat des députés de la XIIIe législature. Le 26 juin, l'Assemblée débutera ses travaux avec l'élection du président. C'est également à cette date que devront être déposées les listes des groupes parlementaires avec leurs déclarations politiques, avant la formation des commissions permanentes le 28 juin. Viendra ensuite le discours de politique général prononcé par le Premier ministre, vraisemblablement autour du 3 juillet qui marquera le début de la session parlementaire extraordinaire voulue par François Hollande pour l'examen des premiers projets de loi concoctés par la majorité (loi de finances rectificative, réforme des retraites, harcèlement sexuel, Impôt de solidarité sur la fortune, TVA sociale...)
Les enjeux. Avec trente-quatre triangulaires disputées, dont 28 avec la présence de candidats FN, l'arrivée du parti de Marine Le Pen à l'Assemblée est l'un des enjeux de cette élection. La gauche s'est exprimée pour faire barrage au FN, tandis que l'UMP a décidé de ne faire d'alliances, ni avec le Front national ni avec la gauche. Une ligne critiquée par certains candidats de l'ancienne majorité. La leader frontiste est en position de l'emporter à Hénin-Beaumont où Jean-Luc Mélenchon s'est retiré au soir du 1er tour au profit du candidat socialiste.
Parmi les points chauds de ce 2nd tour, citons La Rochelle, où Ségolène Royal doit affronter le dissident PS Olivier Falorni. Le tweet de la Première dame, qui a soutenu l'élu local contre l'ex épouse du président Hollande, a animé l'entre-deux tours.
A gauche toujours, les ministres en ballotage doivent remporter l'élection sous peine de perdre leurs portefeuilles ministériels. Les membres du gouvernement sont toutefois en situation favorable, excepté peut-être Marie-Arlette Carlotti, chargée des personnes handicapées, à Marseille.
Europe Ecologie- Les Verts peut prétendre à un groupe parlementaire au palais Bourbon. Un objectif qui apparaît plus difficile à atteindre pour le Front de gauche.
François Bayou, le leader du Modem, se trouve lui en ballotage défavorable dans son fief des Pyrénées-Atlantiques après son score décevant à la présidentielle.
Du côté de l'UMP, François Fillon est arrivé en tête dans la très à droite 2e circonscription de Paris avec 48,6% des voix. La situation s'annonce plus difficile en revanche pour Xavier Bertrand dans l'Aisne, Claude Guéant à Boulogne ou Nathalie Kosciusko-Morizet dans l'Essonne. Quant à Nadine Morano, qui a tenté de récupérer les voix du FN dans la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle, elle se trouve en ballotage défavorable.
12h00. A la mi-journée, le taux de participation atteignait 21,41%, soit un peu plus que la semaine dernière à la même heure (21,06%), selon les chiffres communiqués par le ministère de l'Intérieur. Les bureaux de vote fermeront, selon les lieux, à 18h, 19h ou 20h. En 2007, la participation au second tour des législatives à 12h00 s'était élevée à 22,89%.
Les candidats dans l'isoloir. Comme à leur habitude, bon nombre de personnalités politiques se sont rendues aux urnes dans la matinée pour voter. Près d'une demi-heure après l'ouverture des bureaux, François Bayrou avait déjà déposé son bulletin à Pau. A Marseille, l'UMP Renaud Muselier était lui aussi matinal, tout comme son adversaire, la candidate socialiste Marie-Arlette Carlotti. Dans le Gard, l'avocat Gilbert Collard (FN) a également voté dans la matinée comme la chef de file frontiste Marine Le Pen à Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais. Côté PS, ont défilé Martine Aubry à Lille, Ségolène Royal à La Rochelle et le dissident et adversaire de l'ancienne candidate à la présidentielle Olivier Falorni. Les responsables UMP ont également voté dès ce matin, à l'image de Patrick Balkany dans son fief de Levallois-Perret, Nadine Morano à Toul (Meurthe-et-Moselle) ou le patron de la formation de l'ancien président Jean-François Copé, qui s'est rendu dans l'un des bureaux de vote de Meaux (Seine-et-Marne) peu avant midi.
Forces en présence. Après les résultats du 1er tour, qui ont placé la gauche en tête avec 46,7% des voix (PS et alliés 34,40%, Front de gauche 6,91%, EELV 5,46%) devant la droite parlementaire 34,1% (UMP et alliés) et le Front national 13,6%, les électeurs sont appelés à élire 541 des 577 députés à l'Assemblée nationale. Seuls en effet 36 députés ont été élus dès le 1er tour, parmi lesquels le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, Noël Mamère pour EELV, Claude Goasguen ou Alain Marleix à droite.
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