Une cérémonie émouvante, presque sobre au regard des extravagances du “King of pop” : parents, amis et fans de Michael Jackson lui ont adressé un dernier adieu ce mardi au Staples Center de Los Angeles, un événement suivi par des centaines de millions de téléspectateurs à travers le monde.

Une journée particulière qui a débuté vers 8 heures du matin en Californie, 17 heures en France, lorsque les proches du chanteur se sont rendus au cimetière de Forest Lawn, sur les collines d’Hollywood, pour des funérailles privées à l’abri des photographes et des hélicoptères qui survolaient la Cité des anges.

Les larmes de Paris
Deux heures plus tard environ, le cercueil doré de la star était placé à l’intérieur d’une limousine, direction le Staples Center vers lequel ont convergé des dizaines de milliers de personnes toute la journée malgré les exhortations de la police. Onze mille privilégiés avaient pris place lorsque les frères Jackson sont venus placer le cercueil de Michael recouvert de roses devant la scène.

L’hommage a ensuite alterné discours et performances d’artistes et de personnalités ayant côtoyé Michael Jackson au cours de sa vie, de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela à Berry Gordy, le fondateur du label Motown qui avait fait signer la fratrie Jackson à la fin des années 1960.

Plusieurs générations d’interprètes ont tour à tour interprété les standards du chanteur : Mariah Carey, Lionel Richie, Usher, ou encore Stevie Wonder. Mais c’est sans doute son frère aîné, Jermaine, qui s’en est le mieux tiré en reprenant sa chanson préférée, Smile, le thème musical du film de Charlie Chaplin, Les Temps modernes.

Plusieurs intervenants ont tenu à saluer “l’homme” Jackson, balayant les scandales et les rumeurs qui ont émaillé la dernière partie de la vie du chanteur. “Votre papa n’avait rien de bizarre”, a ainsi assuré le pasteur noir Al Sharpton aux trois enfants de la star, Prince Michael, 12 ans, Paris, 11 ans, ainsi que Prince Michael II, 7 ans.

Au terme de la cérémonie, la famille Jackson est montée sur scène pour interpréter les hymnes “We are the world” et “Heal the world”, avant de conclure par les quelques mots de la petite Paris, 11 ans. “Depuis ma naissance, papa a été le meilleur père qu’on puisse imaginer, a-t-elle murmuré, des sanglots dans la voix. Je veux juste lui dire que je l’aime.”