Désormais les interventions de l'opposition (PS, Verts, PCF) ne pourront être inférieures au cumul des interventions de la majorité (gouvernement, majorité parlementaire et collaborateurs du chef de l'Etat) et du président de la République.

Bien que depuis avril dernier le temps de parole du chef de l'Etat soit comptabilisé dans le cadre de l'expérimentation d'une nouvelle méthode de décompte du temps de parole, c'est la première fois que les déclarations du président sont prises en compte.

Etant donné le statut particulier du président de la République, seules ses déclarations liées au débat politique national, excluant ses fonctions régaliennes, seront décomptées.

Les chaines ont en charge le décompte du temps de parole qu'elles transmettent ensuite au CSA. Il leur reviendra, là encore, de déterminer, selon le contenu et le contexte des déclarations présidentielles, ce qui relève du débat politique national et ce qui a trait au statut particulier du chef de l'Etat, le CSA effectuera ensuite un contrôle.

Enfin, les autres formations politiques qui n'appartiennent ni à la majorité, ni à l'opposition, comme le Modem de François Bayrou et les partis n'ayant pas de représentation parlementaire (FN, LCR…), bénéficieront d'un temps de parole moindre, correspondant aux différents éléments de leur représentativité.