Impactée par la crise en 2008 mais publiant dès le deuxième trimestre de cette année des bénéfices de 3,4 milliards de dollars, l'un des poids lourd de Wall Street, la banque d'affaire américaine Goldman Sachs, affichait, fin juillet, sa volonté de ne pas plafonner la rémunération de ses dirigeants. Malgré cette assurance, il semblerait que la banque ne soit pas totalement insensible à la polémique concernant les salaires et autres primes et bonus touchés par ces financiers.

Faire profil bas
Le quotidien new-yorkais New York Post affirme ce mardi que la patron de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, a exhorté, ses dernières semaines, les employés de la banque à dépenser avec discrétion leurs rémunérations.

"C'est une période délicate pour nous, et Blankfein veut s'assurer qu'on n'est pas vus en train de mener la grande vie", a ainsi confié un cadre de la banque.

Ces révélations font suite à la publication, la semaine dernière, d'un rapport dans lequel on apprend que Goldman Sachs a versé en 2008 des primes pour un montant de 4,8 milliards de dollars, alors que le bénéfice de la banque atteignait seulement 2,3 milliards. Lors de la publication des bénéfices du deuxième trimestre, la banque américaine a précisé qu'elle avait provisionné quelques 11,4 milliards de dollars destinés à la rémunération de ses dirigeants.