Après l’ouverture à gauche, l’ouverture à droite. Ces dernières semaines Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à tendre la main à de nouveaux partenaires politiques pour élargir son spectre d’influence.
Objectif : faire de l’UMP une véritable machine de guerre capable de gagner les élections régionales de 2010 et de laver l’affront de 2004 où la gauche avait remporté vingt-et-une régions sur les vingt-deux que compte la France métropolitaine.
Ainsi, le président n’a pas hésité à appeler en renfort Philippe de Villiers du MPF, et Frédéric Nihous du mouvement Chasse, Pêche, Nature et Tradition aux côtés des ralliés de la première heure tels que, Hervé Morin (Nouveau centre), Jean-Marie Bockel (Gauche moderne), Eric Besson (Progressistes), ou encore Christine Boutin (Parti chrétien démocrate).
Un attelage réuni hier à l’Elysée par le chef de l’Etat. Mais au sein même de la majorité, ce rapprochement sème le trouble. Ainsi Jean-Marie Bockel, a confié son inquiétude d’un risque de “tangage”, et Christine Boutin, a qualifié cette alliance de “mélange d’eau et de feu”.
Pour ajouter à la confusion, l’ex-Premier ministre Dominique de Villepin a réaffirmé hier sa volonté de se poser en “alternative”, s’opposant ainsi clairement au chef de l’Etat.
Dans un souci d’unité Philippe de Villiers, quant à lui, a déclaré : “La sensibilité souverainiste n’est pas forcement celle de tous les partenaires de la majorité, mais nous avons des valeurs commune”. Grâce à ces stratégies d’alliance, l’UMP espère bien fédérer un maximum d’électeurs pour le scrutin de 2010.



































