La première pierre n’est pas encore posée, mais déjà la polémique gronde. En visite éclair aux Emirats arabes unis, Nicolas Sarkozy a inauguré ce mardi une base militaire française et donné, un peu plus tôt, le coup d’envoi d’un projet de grande envergure : la construction du “Louvre Abou Dhabi”.
La France et les Emirats avaient signé le 6 mars 2007 un accord sans précédent, pour trente ans et en contrepartie d'un milliard d'euros, portant sur la conception et la mise en œuvre du premier musée universel au Moyen-Orient.
“Mauvais traitements”
Mais ce mardi, le concepteur de l’édifice, l'architecte français Jean Nouvel, a dû réagir à un rapport d’une ONG qui dénonce les mauvaises conditions de travail des ouvriers. Human Rights Watch reproche en effet aux autorités émiraties de ne pas empêcher les mauvais traitements des ouvriers migrants employés sur l'île Saadiyat (“bonheur” en arabe), où sont prévues en plus du Louvre, des antennes du musée Guggenheim ou de la New York University.
L’architecte français a promis d'être “très vigilant” : “Sur chaque chantier, on demande à regarder dans quelles conditions sont logés les ouvriers.” Mais “le problème aujourd'hui, c'est que les architectes ne sont plus les maîtres d'œuvre comme ils l'étaient il y a un demi-siècle”, a-t-il ajouté. “Pourquoi leur ferait-on (aux Emiratis) un procès d'intention alors que le chantier n'a pas commencé ? Les Emiratis eux-mêmes ont dit qu'ils seraient attentifs”, tempère pour sa part une responsable française. De son coté, le gouvernement local a dénoncé un rapport “trompeur” et “erroné”. Les travaux doivent durer jusqu’en 2012.









































