S'il fallait encore une preuve de la bonne santé du groupe BNP Paribas, elle a été apportée ce mercredi matin dans les colonnes du quotidien Libération qui livre une estimation, qualifiée de "globalement exacte" par la banque française, de l'enveloppe provisionnelle qui doit servir à payer les bonus de ses traders début 2010.
Un milliard d'euros ont pour l'instant été provisionnés par la banque au premier semestre 2009. Ce montant, destiné aux 17 000 salariés de Corporate and Investisment Banking (CIB), la banque de financement et d'investissement du groupe, reste cependant "virtuel" insiste la banque car les rémunérations variables ne sont décidées qu'au vu des résultats définitifs de l'exercice en fin d'année.
Comme le rappelle BNP Paribas, qui se targue d'appliquer strictement les recommandations du G20 concernant la rémunération des opérateurs de marché, ces provisions ont été réalisées au prorata des gains réalisés par CIB. De ce côté-là, la crise ne semble pas avoir affecté les profits des traders. Au premier semestre 2009, CIB affiche des résultats avant impôt de 2, 37 milliards d'euros, soit près de trois fois supérieurs aux résultats de l'an passé sur la même période.
L'activité de ses traders a largement contribué à ce que le groupe bancaire présente ce mardi un bénéfice net de 1,604 milliards d'euros au deuxième trimestre 2009 (+6,6% par rapport au 2T 2008). Un résultat en hausse auquel a également fortement contribué les activités de la banque belge Fortis, rachetée au printemps par BNP Paribas, a souligné le groupe.
Dès lors, si la banque continue à engranger des bénéfices, ses traders recevront dans quelques mois une récompense conséquente calculée sur la base de leurs performances. A ce moment là, il sera temps pour le groupe de songer à commencer de rembourser les 5,1 milliards d'euros d'actions de préférence auquel a souscrit l'Etat en mars dernier dans le but notamment de soutenir l'activité de crédit de la banque. Pour le moment, le directeur général de BNP Parisbas, Baudouin Prot, reste prudent: "je confirme qu’à partir de la fin de l’année, […] Il n’est pas impossible, […] que nous commencions à rembourser graduellement les actions de préférence de l’Etat. Nous le ferons à partir de la capacité bénéficiaire du Groupe, donc de ses résultats", a-t-il déclaré ce mardi

































