Mis à jour 19-05-2009 21:57
Mobilisations en cascade pour Aung San Suu Kyi
Les manifestations de soutien se multiplient en faveur du Prix Nobel de la Paix 1991

Jane Birkin, aux côtés de Bertrand Delanoë, mardi à Paris
Les manifestations de soutien se multiplient en faveur d'Aung San Suu Kyi (la Prix Nobel de la Paix 1991 astreinte à résidence depuis 2003 par le régime de Myanmar), dont un nouveau procès s'est ouvert il y a deux jours à Rangoun. Accusée d'avoir laissé séjourner chez elle un mormon américain, l'opposante birmane encourt une peine de cinq ans, qui l'éloignerait des prochaines élections prévues en 2010.
La lettre de Carla
Lundi, Carla Sarkozy a demandé sa libération dans une "lettre ouverte au gouvernement de Birmanie" : "Nous savons désormais qu'Aung San Suu Kyi risque d'être condamnée à nouveau à une peine d'emprisonnement qui, compte tenu de son état de santé, menace sa vie même", écrit la première dame de France. Une mise en avant critiquée par le porte-parole du PS Benoît Hamon, pour qui il vaut mieux que "ce soit le président de la République qui parle", ajoutant que cet appel ne serait "pas très déterminant".
Hier, c'est Bertrand Delanoë, auquel s'est joint la chanteuse Jane Birkin, qui a lancé, devant 150 personnes réunies sur la place de la République, un appel à la libération de l'opposante birmane et demandé au président américain Barack Obama de "se mouiller pour cette femme admirable". Le maire de Paris a également incité l'entreprise Total, présente en Birmanie depuis 1992 et y produisant l'équivalent de 17.000 barils par jour, à "user de son influence". Le procès d'Aung San Suu Kyi se poursuit aujourd'hui, à hui clos et à un rythme tel que "tout pourrait être terminé dès la semaine prochaine", selon l'avocat de la Prix Nobel.






