"Réinventer la démocratie, c'est changer profondément les pratiques et les règles politiques au sein de notre parti, notamment sur le non-cumul des mandats et sur l'organisation de primaires ouvertes pour la désignation de notre candidat" : Martine Aubry s'est exprimée via une tribune dans l'édition du Monde du 28 août et devrait officialiser sa position vendredi à La Rochelle, à l'occasion de l'université d'été du Parti socialiste.
Le combat de la jeune garde
Les partisans de ce nouveau mode de désignation se sont activement mobilisés ces derniers temps pour faire accepter l'idée de ces primaires ouvertes à l'italienne. Vincent Peillon et Arnaud Montebourg ont notamment soutenu le principe, le second menaçant même de démissionner si le système restait inchangé.
La vieille garde se rallie
Finalement, la vieille garde, plutôt hostile au demeurant, s'est peu à peu ralliée aux jeunes ténors du Parti. L'ancien Premier ministre Laurent Fabius a jugé ce processus "inévitable" tandis que le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a rejoint les signataires de l'appel "à une primaire populaire, ouverte au vote des sympathisants" lancé mercredi par la fondation Terra Nova, un cercle de réflexion socialiste.
Mais la question qui agite les esprits désormais est liée à celle les alliances. Faut-il réserver ces primaires uniquement à des candidats socialistes ou les ouvrir à des candidats issus de toute la gauche, des mouvements écologistes voire... du MoDem ? Marielle de Sarnez, la vice-présidente du MoDem aperçue aux ateliers de Vincent Peillon à Marseille, a assuré mercredi que le parti de François Bayrou n'était pas concerné par les primaires.
Mais à ce jour, rien n'est tranché.


































