Les sondages sont mitigés pour le FN. Quel score espérez-vous dans ces européennes ?
Mitigés, je ne suis pas d’accord. Après les législatives de 2007, l’ensemble des analyses des politologues et des médias nous a enterrés.
Des sondages entre 7 et 8 %, alors que nous avons fait 9,8 % en 2004, me paraissent encourageants. Je ne désespère pas de faire un score similaire à celui d’il y a cinq ans. Il démontrera que, contrairement à ce qu’on a pu lire partout, le Front national n’est pas mort.
Vous comptez sur le contexte de crise pour tirer votre épingle du jeu ?
La crise permet au FN de voir l’ensemble de ses analyses confortées. Nous pensons que l’Union européenne, avec son libéralisme échevelé, en est l’une des grandes responsables.
A travers ces européennes, les électeurs ont l’occasion de lancer un signal fort de leur volonté de changer l’orientation de la politique française. Je ne vois pas de grande différence, sur le plan des options choisies depuis trente ans, entre Nicolas Sarkozy et le PS. Le parti unique, "l’UMPS", vote à 97% pareil au Parlement européen.
Le chef de l’Etat est votre cible privilégiée. Vous espérez attirer les déçus du sarkozysme ?
Nicolas Sarkozy a fait beaucoup de promesses durant sa campagne présidentielle et le moins que l’on puisse dire, c’est que parmi celles à destination des électeurs du FN, aucune n’a été respectée.
Une partie des "cocus" du sarkozysme va revenir vers nous, mais je crains que certains, étant tellement déçus de l’escroquerie dont ils ont été victimes, ne prennent même pas la peine d’aller voter.




































