Marc Machin, qui a passé six ans et dix mois en détention pour un meurtre au pont de Neuilly fin 2001 avant d'être libéré à la suite d'aveux passés par un autre homme, a été placé en garde à vue lundi pour une agression sexuelle présumée.

Suivie dans le métro
Mardi soir, il a reconnu les faits et sa garde à vue a été prolongée de 24 heures. Il serait également soupçonné de voyeurisme, de nombreu­ses vidéos prises sous les jupes des filles dans le métro auraient été retrouvées dans son téléphone portable. Le 5 juin, Marc Machin aurait suivi sa victime, une Canadienne de 35 ans, dans le hall de son immeuble du XXe arrondissement de Paris. Là, il aurait tenté de pratiquer sur elle des attouchements et lui aurait porté plusieurs coups de poings au visage avant de prendre la fuite. Marc Ma­chin, interpellé lundi à son domicile et placé en garde à vue, a évoqué “une pulsion”. Chez lui, les enquêteurs ont retrouvé un pantalon taché de sang qui est actuellement en cours d’expertise.

Condamné à 18 ans de prison
Mercredi prochain, la commission de révision des condamnations pénales de la Cour de cassation doit se prononcer sur une demande de révision de sa condamnation à 18 ans de réclusion pour le meurtre d'une femme à Neuilly (Hauts-de-Seine) en 2001. Marc Machin avait été remis en liberté le 7 octobre dernier, quelques mois après qu'un homme, David Sagno, s'était livré à la police pour s'accuser du meurtre. Malgré la suspension de sa peine, il reste condamné à 18 ans de réclusion. “Il ne faut pas faire la comparaison entre un homicide et de la prison pour rien et une agression sexuelle, ce sont des affaires complètement différentes. Maintenant, il n’y a plus qu’à rendre des comptes à la justice et à se faire soigner” a indiqué son père mardi sur Europe 1.