L'OM n'a plus son destin entre ses mains. Et hier soir, il ne l'a pas eu très longtemps. On savait, après la victoire de Bordeaux, que ce match serait décisif pour la conquête du titre. Mais à deux matches de la fin, l'OM compte trois points de retard sur les Girondins.
Sans qu'il y ait vraiment de quoi s'arracher les cheveux après la performance d'hier. L'entame de match a été correcte, avec des Marseillais qui ont pris les choses en mains. Mais, comme contre Nice, sans réellement désorienter le solide bloc lyonnais.
Lors d'un des rares moments forts, à la 15ème minute, Brandao remettait le ballon en retrait pour Valbuena dans la surface qui trouvait Niang juste derrière lui : en déboulant, le Sénégalais adressait une frappe sèche et brutale qui percutait le montant droit de Lloris.
Une minute plus tard, sur contre-attaque, Ben Arfa trouvait Valbuena sur le côté gauche. Le petit milieu frappait dans la surface un ballon repoussé par Lloris, sur Brandao, dont le tête plongeante était à nouveau boxée par le gardien lyonnais. Ces deux minutes furent le seul moment où Lyon chancela.
Coup de poignard
Car à la 28ème minute, le match bascula : Ederson, arrivé lancé à pleine vitesse dans la surface marseillaise, butait et trébuchait sur Brandao: pénalty logique. Benzema, dans la bronca, ne tremblait pas et trompait Mandanda (0-1). Le froid jeté par ce coup de poignard n'allait jamais se dissiper.
Au contraire, les Olympiens, encore choqués, allaient commettre l'irréparable. A la 41ème minute, sur un corner pour l'OM, Ederson récupérait la balle, passait à Toulalan qui transmettait Benzema, oublié tout seul par Civelli et Bonnard, à la limite de la surface. Ne restait plus qu'au goléador lyonnais un face-à-face tranquille avec Mandanda (0-2).
Pas de miracle au retour des vestiaires
En seconde période, l'OM poussait, mais de manière brouillonne. C'est même Mandanda qui sauvait l'OM du naufrage en repoussant à bout portant une frappe de Benzema (69ème). Pour les Marseillais, il fallut attendre les dix dernières minutes pour recommencer à vibrer.
A la 81ème, sur une combinaison avec Brandao et Niang, Wiltord adressait une frappe croisée qui trompait Lloris (1-2). Mais, cruel symbole, c'est Juninho, sur un coup franc flottant des 40 mètres, qui crucifiait Mandanda et tout le Vélodrome (1-3). Hier, il a manqué à l'OM cette pointe de brio technique qui fait des très bonnes équipes des championnes. Ne reste plus que deux rencontres pour refaire le retard sur Bordeaux qui a déjà une main ferme sur le titre.




































