Iron Man, c’est le héros d’une BD Marvel américaine qui traite d’un homme rendu invincible grâce à une armure en acier… un homme de fer, quoi. Alors lorsqu’on évoque l’Iron Man en tant que discipline sportive extrême (voir encadré), quand c’est le corps qui sert d’armure, la présence d’une jeune femme de 21 ans a de quoi intriguer. Rencontre avec Christel Robin, une Iron “Woman” qui a terminé à la 2e place du Iron Man de Nice, le 28 juin dernier.
Comment une jeune fille toute menue, se retrouve à participer à un Iron Man, au cours duquel vous courrez les mêmes distances que les garçons ?
J’adore les sports d’endurance, je suis quelqu’un d’assez stressée et j’ai besoin de me mettre dans un effort extrême comme on en fait dans un Iron Man. J’ai commencé par le triathlon avec comme point fort le vélo et la course à pied. J’ai fait dix ans de danse classique, avant de me blesser en jouant au tennis. Ensuite, je ne pouvais faire que des sports “en ligne” et j’ai rencontré le triathlon par hasard.
Comment abordez-vous ces longues distances ?
Il s’agit d’être vraiment à l’écoute de soi. Moi je vis un peu les trois disciplines (la natation, le vélo, la course à pied) dans le ressenti. Celui qui gagne, c’est celui qui arrive à rester vigilant et concentré le plus longtemps possible. Il faut opérer une sorte de doping mental : on s’enferme dans sa bulle et plus on est concentré et plus le temps passe vite. Moi je pense surtout à garder la notion de plaisir. C’est en me disant ’Fais toi plaisir’ que mes barrières s’affaissent. L’effort n’est plus une douleur. Certes, il est question de condition physique, mais si la tête n’est pas là… on ne fait rien du tout.
Quels sont vos recours pour “garder la tête froide” ?
J’ai découvert la sophrologie alors que j’étais très axée sur la performance, le chrono, la distance, le classement… Depuis, cette approche me permet d’être dans le ressenti. Je fais une séance par semaine pendant tout au long de l’année. Au départ, on est dans un dialogue et on entre dans une sorte de méditation pour réaliser qu’il y a la vie à l’intérieur de son corps, des battements de cœur, et que ce ne sont que de ces repères qu’on va pouvoir utiliser pendant la course.
Que dire à ceux qui pensent qu’il faut être un peu masochiste pour pratiquer ce sport ?
C’est vrai qu’on est toujours content quand on réussit après avoir été poussé dans ses retranchements, mais après il ne faut surtout pas y voir que la notion de douleur… mais plutôt le dépassement de soi-même. Ce n’est pas du masochisme. Je me découvre des capacités que je m’ignorais.









































