Le duo bonus-malus est à la mode. Les traders vont bientôt se familiariser avec ce dyptique. A l'issue de la réunion entre les banques et le gouvernement, à l'Elysée, les représentants des banques françaises ont déclaré que la rémunération des traders serait bientôt soumise à un système de bonus-malus. Deux-tiers des bonus seront versés de manière différée, un tiers de la partie différée du bonus sera versée en titres de l'entreprise où travaillent les traders. Si les performances ne sont pas au rendez-vous dans la durée, la partie différée du bonus ne sera pas versée.
Un peu plus tôt dans la journée, Nicolas Sarkozy avait souhaité "plus de transparence, plus de contrôle, plus de responsabilité". Il avait également affirmé vouloir sanctionner les "comportements irresponsables". Selon lui, "la rémunération des traders est un élément essentiel pour que la crise que nous avons vécue ne se reproduise pas". Le président de la République a insisté qu'en cette période où l'économie sort à peine la tête de l'eau, "on voit revenir les mauvaises habitudes."
Une première étape
Mais le plus gros travail de Nicolas Sarkozy sera de convaincre ses partenaires internationaux. Sans concertation mondiale, difficile d’imaginer des sanctions dans les banques françaises, qui risqueraient de voir partir les traders à l’étranger. Aux Etats-Unis, si Barack Obama a exprimé sa colère par rapport aux bonus exorbitants, il se heurte pour l’instant au refus des banques de stopper ces pratiques.
Initiative française au G20
Malgré ces barrières, le président de la République a affirmé aux banquiers qu'il souhaitait des mesures "immédiates", confirmant qu'il prendrait l'initiative sur ce sujet lors du G20, les 24 et 25 septembre à Pittsburgh (Etats-Unis).

































