Mis à jour 23-04-2009 09:53
Les ailes du délire
La Red Bull Air Race 2009 a débuté le week-end dernier à Abu Dhabi. Beau et spectaculaire...

Le public de la Red Bull Air Race, massé sur la plage d'Abu Dhabi
Photo : Nicolas Richoffer / Metro
C’est l’un des sports les plus impressionnants à regarder et l’un des plus durs à exercer. La Red Bull Air Race n’est autre qu’un slalom géant, à bord d’un petit avion monoplace, pratiqué par les meilleurs pilotes voltigeurs du monde. Loin d’être une discipline réservée à une poignée de fous cherchant à défier la mort aux manettes de leurs bolides, cette course d’un nouveau genre, née en 2003, et qui devient cette année un vrai Championnat du monde, est une affaire très sérieuse où la sécurité est le maître mot à tous les niveaux. Le week-end dernier, nous avons assisté à la première épreuve de la saison 2009 à Abu Dhabi, aux Emirats arabes unis, pour vous faire découvrir le plus incroyable des sports mécaniques…
Les règles
Les portes marquées en bleu doivent être franchies en “niveau de vol” (à l’horizontal) et les rouges sur la tranche. Si un pilote manque une porte où la franchi trop bas, il est disqualifié. S’il la franchit trop haut, il écope d’une pénalité de 2 secondes, s’il franchit une porte bleue avec une inclinaison de 10° ou plus ou une porte rouge avec une inclinaison de 20° ou plus, il écope de 2 secondes de pénalité. Si un pilote touche une porte (il la coupe), il écope d’une pénalité de 6 secondes. Les parcours durent en moyenne une minute et trente secondes.
“Ce qu’on fait là, ça n’a plus grand-chose à voir avec de la voltige, mais il faut quand même un solide passé de voltigeur pour savoir comment l’avion réagit”, explique Nicolas Ivanoff, le seul pilote français du paddock.
Pilotes hors pair
Ils sont quinze à s’affronter au cours des six épreuves prévues au programme 2009. Quinze pilotes rigoureusement sélectionnés par Red Bull pour avoir terminé dans la première moitié d’un championnat international de voltige. Quinze pilotes qui, après avoir prouvé qu’ils savaient faire tourner leur avion dans tous les sens à plus de 100 mètres d’altitude, ont décidé de se lancer dans une série de courses en slalom de 5 kilomètres environ, durant lesquelles ils doivent franchir des portes à une quinzaine de mètres d’altitude seulement, sous les yeux ébahis des spectateurs.
A plus de 350 km/h, “les pilotes encaissent un facteur de charge pouvant dépasser les 10 G”, explique Eric Tricoire, le préparateur physique de Nicolas Ivanoff. “10 G, cela signifie que durant le mouvement, votre poids est multiplié par 10. Un individu normal tombe dans les pommes à 3,5 G” ajoute-t-il pour vanter les qualités de ces pilotes hors pair.
| Et en France ? L’organisation d’une telle manifestation serait également possible dans l’Hexagone, à condition qu’un certain degré de dangerosité ne soit pas dépassé. Les normes d’évaluation de ce degré reposent sur des réglementations internationales et nationales, avec des critères liés à l’environnement, au climat, à la qualification des pilotes, aux axes de voltige, et surtout à la sécurité des participants et des spectateurs. Ces critères sont soumis à l’appréciation des autorités locales, comme la préfecture en particulier. |














