Le suspense n’a pas duré très longtemps : un peu plus d’une heure après la fermeture des bureaux de vote, le Front national a reconnu sa défaite, hier, lors de l’élection municipale partielle d’Hénin-Beaumont.
Si la liste du FN, emmenée par Steeve Briois et Marine Le Pen, était arrivée largement en tête au premier tour avec 39,34% des suffrages, le candidat divers gauche Daniel Duquenne a inversé la tendance. Fort de l’appel quasi unanime à faire barrage au parti d’extrême droite, ce dernier a remporté la mairie nordiste avec 52,38% des voix contre 47,62% pour ses adversaires.
“Le camp de la vérité”
Le prochain maire d'Hénin-Beaumont, qui succédera à Gérard Dalongeville, écroué pour des irrégularités financières présumées, s'est félicité dans son premier discours d'avoir “su redonner à Hénin les couleurs de la République”.
“Demain commence aujourd'hui, nous avons surmonté nos divergences, nos rancœurs, nos rancunes. Hénin a choisi le camp de la vérité, de la loyauté et la réconciliation avec notre histoire”, a-t-il ajouté. Pendant le dépouillement dans la salle des fêtes d'Hénin-Beaumont, où des centaines de personnes s'étaient rassemblées pour suivre les résultats sur grand écran, les partisans de Daniel Duquenne, venus en nombre, ont salué bruyamment les bureaux de vote remportés par leur candidat.
Le FN va contester les résultats
De son côté, la première secrétaire du PS, Martine Aubry, s'est “félicitée” de la victoire du front républicain”. Si le Front national a été prompt a reconnaître sa défaite, il ne semble toutefois pas prêt à l’accepter. Dans la soirée, le porte-parole local a annoncé son intention de contester le résultat de l’élection devant le tribunal administratif.
Bruno Bilde invoque des “pressions sur les électeurs”, avec notamment la distribution de tracts du candidat de gauche faisant état d'annulations prévisibles des subventions de l'Etat, de la région et du département en cas de victoire du candidat frontiste.



































