La résistance à Hadopi s’organise. Prenant modèle sur le Parti pirate suédois, qui existe depuis 2006 et a obtenu un siège au Parlement européen aux dernières élections en recueillant 7,1% des voix, un étudiant de Sciences-Po vient de fonder le Parti Pirate Français. Un mouvement qui dit aller "au-delà des clivages" et espère séduire les jeunes. "Nous défendons à la fois des valeurs de gauche et de droite, explique Rémy Cérésiani. Nous souhaitons avant tout préserver la liberté sur Internet."

Des candidats aux prochaines élections
Au programme de ce nouveau parti : la légalisation de toutes les formes de streaming et de peer-to-peer pour les échanges non commerciaux, la réforme du droit d’auteurs, la refonte du système de brevets, l’anonymisation des connexions Internet ou encore la généralisation de la loi sur le secret postal à toutes les communications (mail, SMS…). Le Parti pirate français a déjà fédéré 1.500 membres sur son groupe Facebook et projette d’organiser des réunions publiques cet été. Avant de présenter des candidats aux prochaines élections régionales.

Mais, pour peser, les pirates devront d’abord régler leurs problèmes internes. Il existe en effet un autre Parti pirate, qui revendique la paternité du mouvement. "Au-delà des questions strictement liées à la sphère Internet, nous sommes sensibles à l'avenir de 'nos' démocraties occidentales, à l'enjeu primordial que représente la transmission du savoir aujourd'hui, et à la chance formidable qu'offre la technologie à notre planète entière", explique Pers, membre de ce Parti pirate. Mêmes idées, même programme : les deux partis assurent vouloir dialoguer. Bienvenue en politique…

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