Jusqu’ici, votre bilan dans les matches de préparation est très positif. C’est important pour vous?
Oui, on préfère toujours gagner les matches amicaux, ça récompense les efforts des joueurs à l’entraînement, ça leur donne confiance, même si l’on sait que cela n’a rien à voir avec un match officiel.

D’autant que vous avez encore beaucoup d’absents. A quel point ces absences vous gênent ?
C’est embêtant car nous ne disposons pas de notre équipe-type, nous avons trois ou quatre blessés, Charlie Davies n’a pas encore pu s’entraîner avec nous (il a disputé la Coupe des Confédérations et la Gold Cup avec les Etats-Unis et n’arrive dans le Doubs que ce week-end, ndlr). Nous n’avons que très peu d’attaquants disponibles et il ne reste que quinze jours de préparation, ce n’est donc pas l’idéal.

Votre plus gros défi durant cette intersaison a-t-il été de remplacer Mevlut Erding ?
C’est sûr qu’Erding était un joueur très important. Mevlut, c’était 40% de notre efficacité. Maintenant, nous comptons sur Charlie Davies, il a le potentiel pour inscrire une dizaine de buts cette saison. Après, les autres doivent aussi prendre le relais. L’an passé, on comptait un peu trop sur Mevlut. Là, l’idée, c’est de partager un peu la pression de sa succession.

Quel est le profil de Charlie Davies ?
C’est un attaquant très rapide, qui prend la profondeur, un peu plus petit que Mevlut. Son jeu de tête est peut-être un peu moins efficace, mais je pense qu’il est plus rapide.

Vous avez enregistré le retour de Jérémy Bréchet. Il possède un profil qui vous a peut-être manqué l’an dernier ?
Oui, il y a deux ans, à mon arrivée, je voulais le conserver mais il était en fin de contrat et il est parti. Là, c’est un vrai leader qui arrive. C’est d’autant plus important que notre défense a perdu des éléments importants comme Afolabi, Pichot ou Daf. C’était notre priorité. Pour compléter la défense, nous avons aussi recruté un arrière droit serbe, Stevanovic, qui a déjà montré de belles choses lors de la préparation.

Votre effectif est-il au complet ?
Non, nous cherchons encore deux joueurs : un milieu polyvalent, assez athlétique et un attaquant axial car pour le moment, nous n’avons que quatre attaquants dans notre effectif.

Les jeunes que l’on a découvert l’an passé (Boudebouz, Tulasne, Martin, Privat…) seront-ils amenés à avoir plus de responsabilités cette saison ?
Oui, c’est sûr. L’an dernier, on les a lancés dans le grand bain car nous n’avions pas vraiment d’autre possibilité. Ils ont su répondre présents sur une quinzaine de matches. Là, ils vont devoir confirmer sur toute une saison. Sur ce qu’ils montrent pour l’instant à l’entraînement, je suis confiant.

L’objectif, c’est de se faire moins peur que les deux saisons précédentes en assurant le maintien tôt ?
Oui, c’est cela. Il faudra d’abord mieux démarrer que les années précédentes, même si un bon départ ne garantit rien. Mais surtout être plus régulier. Et il faut enfin croiser les doigts pour ne pas avoir trop de blessés. Un club comme le nôtre ne peut pas se le permettre. Avec notre effectif au complet, sur les derniers mois de compétition l’an dernier, on finissait 8 ou 9e de Ligue 1.

Vous sentez que votre équipe a le potentiel pour faire mieux et décrocher une place dans la première partie de tableau ?
Je pense qu’on est une dizaine d’équipes qui se valent et qui finiront entre la 10e et la 20e place. Après, c’est aussi une question de réussite, de blessés…

Vous partez avec le même système de jeu que l’an dernier ?
Oui, a priori je reste fidèle au 4-4-2, c’est le système dans lequel mes joueurs s’adaptent le mieux, même si on a pu en changer une ou deux fois l’an passé.


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