Prochainement, les pirates vont faire leur entrée au Parlement européen. Christian Engström est ravi des résultats de son parti, le Parti Pirate, en Suède, lors des dernières élections : 7,13%.
Vous ne risquez pas de vous sentir seul parmi les 785 membres du Parlement européen ? Que pouvez-vous faire ?
Parler aux gens, faire connaître mes idées. Objectivement, on ne change pas le monde en appuyant sur un bouton, même si c’est au Parlement européen. Mais c’est une opportunité en or pour discuter, pour expliquer aux gens certaines choses, pour tenter de les convaincre.
Qu’allez-vous faire en arrivant au Parlement ?
Le pack télécom est toujours au programme des discussions. Le plus gros est passé mais nous allons tout faire pour changer les choses. Et l’on peut être sûr que de nouvelles idées vont émerger pour tenter de limiter la liberté sur Internet.
Allez-vous mener vos batailles en solo?
Non, je vais plutôt rejoindre un groupe et tenter d’en convaincre les autres membres. Et quand un nombre suffisant de députés aura rejoint nos idées, j’irai dans un autre groupe. Notre but, c’est de créer des majorités et pas uniquement de faire de beaux discours. Nous voulons transformer les politiques européennes.
Comment comptez-vous prôner le partage de fichiers auprès de vos collègues?
Le partage de fichiers, ce n’est pas une fin en soi. Le problème, c’est que ceux qui veulent stopper le partage de fichiers le font d’une manière qui choque le reste de la société. Le droit à la vie privée est plus important pour moi que la volonté de certaines maisons de disques de garder à tout prix leur modèle économique.
Quel est le sujet le plus important pour vous ?
Protéger les droits des citoyens, sur Internet et ailleurs.
Auparavant, vous étiez membre du Folkpartiet (le “Parti du peuple”, parti libéral en Suède). Pourquoi en êtes-vous parti ?
Je me considérais, et je me considère toujours, comme un libéral. Mais je pense que le Folkpartiet n’a plus rien de libéral. Le Parti Pirate, c’est une vraie rupture par rapport aux partis traditionnels, qui devraient se remettre en question. Ils doivent réaliser qu’ils ont pour mission de défendre les citoyens. A ce niveau-là, ils ont beaucoup à apprendre de quelques "adolescents".










































