Bordeaux pouvait perdre gros durant cette intersaison. Il n’en a finalement rien été. Au soir du sacre, en mai, l’incertitude demeurait en effet autour des cadres de l’équipe, Yoann Gourcuff, Souleymane Diawara, Alou Diarra et Marouane Chamakh. Finalement, un seul pourrait faire défaut à l’aube de cette nouvelle saison : Diawara, parti à l’OM pour un peu plus de 7 millions d’euros, le cas Chamakh restant encore en suspens. Le club s’est même intelligemment renforcé, avec un nouveau gardien, Cédric Carrasso, qui a mis sur la touche Ulrich Ramé, et s’annonce déjà comme un dernier rempart difficilement franchissable. L’ancien Marseillais et Toulousain a en tout cas impressionné lors des matches de préparation.

Diawara a été remplacé, lui, par l’ex-Lorientais Michael Ciani, au profil similaire, mais un peu plus jeune. L’importance dans le groupe du Sénégalais l’an dernier est compensée par un pari sur l’avenir, d’autant que le secteur est plutôt bien pourvu, avec également Marc Planus et Henrique. Au milieu de terrain, le Tchèque Jaroslav Plasil pourrait remplacer Fernando, annoncé partant mais toujours au club. L’ancien Monégasque possède en tout cas un profil que n’avait pas l’effectif girondin l’an passé et sa polyvalence pourrait rendre service.

Si ses rivaux se sont donc considérablement renforcés, Bordeaux possède donc toutes les cartes pour effectuer une saison comparable à la précédente. Il faudra pourtant assumer un nouveau statut et jouer sur différents tableaux, les attentes en Ligue des Champions étant légitimement supérieures à ce qu’elles étaient l’an dernier. Il faudra aussi au groupe de Laurent Blanc de la réussite pour éviter les blessures, l’effectif paraissant un peu moins large que celui de l’OL ou de l’OM. L’an dernier, le groupe avait été relativement épargné et avait su trouver des ressources, notamment en fin de saison, pour combler les absences.

L’équipe-type :
Carrasso – Chalmé, Planus, Henrique (Ciani), Tremoulinas – Diarra, Wendel, Plasil (Fernando), Gourcuff – Chamakh, Cavenaghi (Gouffran).

A suivre. Yoann Gourcuff. Le feuilleton n’a pas duré très longtemps. Dès la fin de saison dernière et le titre de champion dans la poche, Gourcuff a annoncé qu’il prolongeait son bail à Bordeaux. En cette année de Coupe du Monde, le meneur de jeu des Bleus sera particulièrement suivi. Il devra, pour confirmer son statut, continuer d’être aussi influent sur le jeu girondin, se montrer aussi décisif que l’an passé (12 buts) et éventuellement arriver frais au mois de juin pour le Mondial. Tout un programme. Mais le stratège a déjà montré, au cours des matches amicaux, qu’il était prêt.

L’espoir. Grégory Sertic. Il a été le phénomène de la fin de saison passée. Inconnu en début d’année, ce jeune milieu de terrain s’est imposé, profitant des blessures de Jussie et Wendel. Il a même contribué au sacre des Girondins, avec un but inscrit face à Sochaux. Une bonne technique, une grosse frappe de balle, une percussion intéressante, Sertic, appelé depuis en équipe de France espoirs, a tous les atouts pour retrouver sa place dans le onze cette saison.

La note Metrofrance.com : 5/5


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