L'opposante Birmane Aung San Suu Kyi a été condamnée mardi à une peine de 18 mois d'assignation à résidence. Cette peine devrait empêcher la leader de l'opposition birmane de se présenter aux élections de 2010.
Le tribunal avait, dans un premier temps, condamné à trois ans d'emprisonnement et de travaux forcés la lauréate du prix Nobel de la paix, pour violation des conditions de son assignation à résidence après l'intrusion de l'Américain John Yettaw dans sa propriété à Rangoon. Ce mormon âgé de 53 ans a écopé d'une peine de sept ans de prison dont quatre de travaux forcés.
Un blâme immédiat de la communauté internationale
La présidence suédoise de l'Union Européenne a dénoncé ce mardi matin cette condamnation et réclamé la libération "immédiate" et "sans conditions" de l'opposante. Nicolas Sarkozy appelle l'UE à de "nouvelles sanctions" à l'encontre de la Birmanie, notamment sur ses exportations de bois et de rubis. Amnesty International déplore quant à elle cette "honteuse" condamnation.
La junte embarrassée
Pour les observateurs internationaux, les reports d'audience répétés, ainsi que la décision de dernière minute d'autoriser les journalistes à suivre l'énoncé des verdicts suggèrent un certain embarras de la junte. Au pouvoir depuis 1962, elle est accusée de vouloir annihiler l'opposition en vue des élections prévues pour 2010. Les militaires avaient déjà confisqué l'écrasante victoire de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti d' Aung San Suu Kyi, aux dernières législatives, en 1990.
La lauréate du prix Nobel de la paix 1991, âgée de 64 ans, a passé 14 des 20 dernières années privée de liberté.








































