Vous avez fait vos études dans les meilleures universités américaines, pourquoi avoir choisi une carrière aussi instable que celle de joueuse de poker ?
Je gagne beaucoup plus d’argent comme joueuse que si j’étais devenue associée dans un gros cabinet d’avocat, alors le choix est vite fait… J’aurais peut être pu réussir comme avocat mais je n’aurais pas été aussi heureuse qu’aujourd’hui. Je suis libre, je voyage partout dans le monde, tout ce que j’ai à faire c’est jouer…
Qu’est ce que vos parents pensent de votre choix de carrière ?
Ils n’ont pas compris. A l’école, j’étais une intello. J’ai eu une bourse à l’université de Duke, la 4e université des Etats-Unis. J’ai eu mon diplôme d’économie, qui s’obtient normalement en 4 ans, en 2 ans et demi, je devais finir à Wall Street, alors j’ai fait un double cursus en droit à Miami. Mes parents étaient super fiers. Quand j’ai commencé à jouer au poker, ça leur a fait un choc.
Le poker n’est pas un jeu trop simple pour vous ?
Ca semble facile, mais ça ne l’est pas du tout. Il y a une part mathématique, une autre humaine, un aspect stratégique… Vos adversaires s’améliorent chaque jour, il faut suivre le rythme. Je repensais encore la semaine dernière à mon niveau il y a un an : j’étais vraiment mauvaise. On n’arrête jamais de s’améliorer.
Ce n’est pas trop fatiguant ?
J’aime apprendre de nouvelles choses. J’ai pris des cours de batterie, il y a quelques temps. En 2006, j’ai appris à piloter un avion. Maintenant, j’apprends l’italien… Ma devise est « Le monde ne suffit pas. » Je suis née affamée et je ne serai jamais rassasiée, au pire juste fatiguée.
Qu’est ce que vous vous voyez faire dans 10 ans?
Je ne fais pas de plans. J’aimerais tenter ma chance à Hollywood comme actrice. J’ai eu quelques propositions. Je ne peux encore rien dire, mais vous en entendrez sûrement parler l’année prochaine. Mais le poker fera toujours partie de ma vie.





































