L’annonce est tombée mercredi à l’issue du comité d’entreprise : la chaîne de fabrication de puces électroniques du groupe américain Freescale qui emploie 800 personnes dans le quartier du Mirail, à Toulouse, va fermer ses portes en 2011. Tout comme les sites de Sendai (Japon) et de Kilbride (Ecosse). Seuls 600 emplois de recherche et développement seront conservés.
“Cette zone de fabrication ne travaillait pas en pleine charge depuis quelques mois. En 2008, on a eu quatre semaines de chômage technique et produit des composants dépassés sur le plan technologiques”, justifie-t-on du côté de la direction toulousaine qui s’abrite également derrière la crise du secteur automobile.
“Quatre ans qu’on se bat”
Dans les rangs des salariés, la décision est difficile à admettre. “Depuis quatre ans et demi qu’on a quitté Motorola, on se bat pour notre survie mais on ne s’attendait pas à une telle décision, lâche Serge Ramos, délégué central FO. Ce n’est pas justifié car les produits prétendument dépassés ne sont pas majoritaires dans notre production.” Le maire de Toulouse, Philippe Cohen, s’est déclaré prêt à “aller aux Etats-Unis” pour rencontrer les dirigeants de l’entreprise.
Dès cet après-midi, la direction et les salariés entament les négociations concernant la reconversion des 800 salariés. “On va privilégier les mesures d’accompagnement. S’il y a un plan social, il viendra seulement à la fin”, assure la direction toulousaine, tandis que Serge Ramos demande que Freescale bénéficie de l’accord passé entre l’Etat et l’UIMM concernant le secteur de l’automobile.

































