Dimanche, l’Anne Candies et le Seabed Worker ont quitté le port de Recife. Embarquant de “très importants moyens technologiques”, dont quatre sonars, trois robots et près d’une centaine d’hommes, les deux navires américain et norvégien, ont entamé les recherches de la dernière chance visant à retrouver l’épave de l’Airbus A330 d’Air France.

Ce dernier s’était abîmé en mer dans la nuit du 31 mai au 1er juin dernier, avec 228 passagers à son bord. Prévue pour durer au moins quatre semaines, cette ultime opération de recherche devrait se limiter à une zone de 2 000 km2, contre les quel­que 17 000 km2 fouillés lors des deux précédentes campagnes, restées infructueuses. Pour les enquêteurs, l’objectif est de mettre la main sur les fameuses boîtes noires.

Bien que les dysfonctionnements des sondes Pitot aient été mis en avant à plusieurs reprises, les enquêteurs du bureau enquête accident (BEA) assurent que leurs défaillances n’expliqueraient pas tout. “Sans la découverte de l’épave et des enregistreurs de vol (boîtes noires), on ne pourra pas con­naître les causes du drame”, expliquait, jeudi, Jean-Paul Troadec, directeur du BEA.

“On reprend les recherches avec de nouveaux moyens, avec ce qui se fait de mieux au monde, en raison d’un relief sous marin très accidenté”, avait-il poursuivi. Alors qu’Alain Bouillard, chargé de l’enquête de l’AF447 ajoutait, jeudi, qu’il “avait bon espoir de récupérer les enregistreurs de vol et de pouvoir les lire”, les associations de familles des victimes du crash ont, de leur côté, exigé “la plus totale transparence”, au cas où les boîtes noires seraient retrouvées.