Vendredi 15 mars, l'avocat général Marc Gaubert a requis devant la cour d'assises du Tarn une peine de 15 à 20 ans de réclusion criminelle à l'encontre de Jacques Viguier, professeur de droit toulousain jugé pour le meurtre de son épouse Suzanne, disparue le 27 février dernier.
"Moi, j'accuse en raison d'un arrêt de renvoi qui accuse Jacques Viguier du chef d'homicide volontaire (...). Je maintiens mes réquisitions de 15 à 20 années, je n'ai pas d'éléments pour les coups et blessures involontaires ayant provoqué la mort sans intention de la donner", a déclaré l'avocat général, rapporte l'AFP.
"Si vous estimez qu'il n'a pas eu l'intention de donner la mort, la peine vous appartient", a-t-il dit aux jurés. Une condamnation pour "coups et blessures involontaires ayant provoqué la mort sans intention de la donner" (15 ans de prison au maximum) est donc envisageable.
Ce réquisitoire est identique à celui qu'il avait déjà prononcé en avril 2009 (15 à 20 ans de prison) devant la cour d'assises de la Haute-Garonne. Jacques Viguier avait finalement été acquitté.
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