Revoilà Ségolène Royal sur la scène politique nationale. Alors que Jean-Pierre Jouyet, le président de la Banque publique d'investissement (BPI) a annoncé mercredi que l'ex-candidate PS à la présidentielle en 2007 "sera vice-présidente et porte-parole" de la structure, l'intéressée s'est réjouit de cette nomination et a assuré sur son compte Twitter vouloir "servir modestement mais efficacement une grande idée : la BPI, banque des territoires, des PME, de la mutation écologique". Promettant dans la foulée, pour désamorcer toute polémique, un "comportement exemplaire" dans cette fonction qui ne sera pas rémunérée.

Nommée par un décret le 18 février au conseil d'administration de la BPI en tant que représentante des régions, au même titre que Jean-Paul Huchon, la nomination de Ségolène Royal va être proposée jeudi lors de la première réunion de ce conseil qui se tiendra à Dijon. "Compte tenu de ses capacités en termes de communication, elle pourra jouer un rôle important en tant que porte-parole de la BPI, a estimé Jean-Pierre Jouyet sur France Inter. Comme c'est un conseil paritaire, le fait qu'il y ait un président homme et une vice-présidente femme est une bonne chose. Et puis c'est un tandem entre un haut fonctionnaire et une grande responsable politique".

"Un poste cohérent"

Interrogée ce midi, également sur France-Inter, Ségolène Royal a rejeté l'idée de cette fonction comme lot de consolation pour celle qui espérait le perchoir de l'Assemblée nationale. "C'est un poste cohérent avec ce que je fais et les idées auxquelles je crois", a-t-elle assurée. De son côté, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem s'est félicitée de cette annonce. "Cette idée d'une BPI, Ségolène l'a portée haut et fort", a insisté la proche de la présidente de la région Poitou-Charente.

Lancée au début de l'année, la Banque publique d'investissement, nouveau bras armé de l'Etat, regroupe Oséo, banque de prêt aux PME et de soutien à l'innovation, la CDC Entreprises, filiale de la Caisse des dépôts, et le Fonds stratégique d'investissement (FSI), qui prend des participations dans des entreprises hexagonales. La BPI, qui devrait disposer d'une capacité d'engagement entre 35 à 40 milliards d'euros, accompagnera les PME, prises par des difficultés de financement.