Dirigeable. Un mot qui nous fait voyager en Zeppelin à l'époque des deux guerres mondiales. Et si nous l'imaginions comme moyen de transport du futur ?


C'est le pari d'une petite société française, Voliris, qui présente le DGV2 : dirigeable à grande vitesse à hydrogène. "Entre l'avion et le dirigeable, l'industrie aéronautique a choisi de développer le premier, car le kérosène n'était pas cher", explique Jeanne Bernard, chef de projet à Voliris. Mais la donne change.


Avec le réchauffement climatique, l'augmentation du coût des énergies fossiles, sans compter les problèmes géopolitiques liés à la dépendance des pays producteurs, l'heure de la revanche du dirigeable a peut-être sonné. Ainsi que celle de l'hydrogène, énergie propre et renouvelable (lorsqu'elle est produite avec de l'électricité d'origine renouvelable).


Ce combustible, inflammable et explosif à l'état gazeux, est souvent jugé dangereux. "Le kérosène est également inflammable et explosif, mais on a travaillé pour minimiser les risques, c'est ce que nous faisons avec l'hydrogène", rappelle Jeanne.


"Trente ans sont nécessaires pour développer une nouvelle technologie en aéronautique : Il faut savoir se projeter pour innover", ajoute-elle. Un démonstrateur sera testé dès 2012 avec deux personnes à bord. Pour un Paris-New-York en vol commercial, les réservations ne sont pas encore ouvertes.