La sanction est sans appel. Un responsable des finances nord-coréen a été exécuté la semaine dernière à Pyongyang, selon l'agence sud-coréenne Yonhap, suite à la mise en place d'une réforme monétaire controversée qui avait provoqué des émeutes en décembre dernier.

Limogé en février dernier par le numéro un du régime nord-coréen Kim Jong-il, Pak Nam-ki avait signé, en novembre dernier, un décret d'échange des anciens billets nord-coréens contre de nouveaux, à hauteur de 100 anciens contre un nouveau. En outre, les sommes échangeables par les nord-coréens étaient limitées, ce qui a provoqué un afflux de monnaie sur le marché noir des devises.

Cette mesure a entrainé une très forte réévaluation du won, la monnaie locale, entrainant une flambée des prix et accentuant les pénuries. Des émeutes avaient eu lieu début décembre dans la ville de Hamhung. Douze meneurs avaient été exécutés.

Pas d'ambassade française en Corée du Nord
En visite à Tokyo, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, répondant à une question d'un journaliste japonais, a affirmé que la France n'ouvrirait pas d'ambassade en Corée du Nord. "Nous n'allons pas ouvrir une ambassade, certainement pas", a-t-affirmé avant de confirmer que la France allait "ouvrir un bureau de façon à aider les ONG sur place", comme l'avait évoqué en décembre dernier Jack Lang émissaire spécial de Paris pour ce pays.

Bernard Kouchner doit se rendre vendredi en Corée du Sud pour évoquer la question du développement nucléaire de la Corée du Nord et de l'Iran.