Les médias iraniens sont chafouins. En cause, la mobilisation en France contre la lapidation annoncée de Saakineh Mohammadi-Ashtiani pour plusieurs adultères et l'assassinant présumé de son mari, à laquelle Carla Bruni-Sarkozy a pris part en écrivant une lettre ouverte en faveur de la jeune femme. La première dame de France en prend ainsi sévèrement pour son grade à Téhéran, où un site officiel la décrit comme une "femme immorale" tandis qu'un journal va même jusqu'à la traiter de "prostituée".

Une dernière insulte à nuancer tout de même, car elle ne concerne pas que la seule Mme Bruni-Sarkozy... C'est le quotidien ultra-conservateur Kayhan daté de ce week-end qui a lancé les hostilités, avec un article délicatement titré "Les prostituées françaises participent au tumulte autour des droits de l'Homme", et dans lequel sont évoquées "l'actrice corrompue Isabelle Adjani" et "l'actrice et chanteuse dépravée Carla Bruni".

Le site pro-gouvernemental inn.ir lui a ensuite emboîté le pas. "L'épouse de Nicolas Sarkozy mérite un tel titre : ses antécédents (Raphaël Enthoven est-il connu jusqu'en Iran ?, ndlr) montrent clairement pourquoi cette femme immorale a apporté son soutien à une femme condamnée pour avoir commis des adultères et avoir été complice du meurtre de son mari", assure ainsi le site internet.

C'est donc devenu officiel : Carla Bruni-Sarkozy n'ira pas passer ses prochaines vacances en Iran. Une nouvelle qui n'enchante guère asiran.ir, un autre site conservateur, qui a tant bien que mal tenté de rattraper le coup : "Les médias iraniens qui se réclament de la culture islamique et iranienne doivent se montrer courtois dans leurs commentaires, même s'ils concernent des ennemis."

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