On savait que les Anglais persistaient à rouler à gauche, manger de la bouillie d'avoine au petit-déjeuner et boire plus que de raison. Dans un souci probable de tordre le cou à ces clichés bien établis, la clinique de fertilité Bridge Centre organise un concours dont le gros lot n'est rien d'autre qu'un ovule. Pas n'importe lequel évidemment, mais un ovule "sur mesure" pour obtenir le bébé de ses rêves.

C'est l'hebdomadaire anglais Sunday Times qui a révélé cette drôle d'initiative dans son édition de dimanche dernier. Dans les faits, la gagnante de la loterie pourra choisir son ovule en fonction de critères tels que les "caractéristiques raciales", le milieu d'origine ou l'éducation reçue par la donneuse. Cette dernière, américaine, sera sélectionnée selon les exigences de la lauréate.

Education "supérieure"
Le hic, c'est qu'un tel concours est illégal aux yeux de la législation britannique, que les organisateurs ont donc dû soigneusement contourner. C'est ce qui explique la nationalité de la donneuse. Dans les faits, les participantes que cette fécondation in vitro attire devront se rendre à un séminaire à Londres, tenu par la clinique américaine GIVF de Fairfax en Virginie, partenaire du Bridge Centre.

"Une participante au séminaire du 17 mars recevra un traitement gratuit pour l'insémination d'un ovule de donneuse", explique, non sans un certain lyrisme, la clinique sur son site internet. Une fécondation d'une valeur de 14 300 euros a indiqué cette même clinique à l'AFP. La vente pour le profit d'ovules est pourtant rigoureusement interdite en Angleterre.

Aux Etats-Unis en revanche, les femmes sont libres de vendre les leurs pour une valeur pouvant atteindre 10 000 dollars si elles sont jugées "bonnes". La clinique GIVF exige même des donneuses une éducation dite "supérieure" et qu'elles aient entre 19 et 32 ans. Il va sans dire que les fumeuses et les femmes en surpoids n'y sont pas admises.