Les images de désolation d’Haïti ont fortement touché les Français. D’après un sondage TNS-Sofres-Logica réalisé pour Metro, 47% d’entre eux comptent donner pour les victimes du séisme (contre 52 % qui ne le prévoient pas, dont 18% parce qu’ils le font déjà régulièrement). Un nombre important, qui rappelle l’élan de générosité qu’avait soulevé le tsunami de décembre 2004. "Mais on en est qu’à 14% de dons réels déclarés, tempère Guillaume Petit, de la Sofres. Tout va dépendre du suivi des médias, et donc des Français, dans les semaines à venir".
Une collecte rapide
Dans les premiers jours qui ont suivi la catastrophe, les dons recueillis par les ONG françaises ont été supérieurs pour Haïti (23,5 millions d’euros mercredi) que pour le tsunami (330 millions d’euros au total). "La collecte a été plus rapide car les moyens ont évolué avec Internet, estime Nicolas Trombert, d’Action contre la faim, ONG qui a reçu pour le moment 1,5 million d’euros de dons sur les 10 auxquels elle évalue ses besoins. Mais on craint que la vague de générosité ne ralentisse, comme on le constate depuis deux jours. Et je doute que l’on recueille autant d’argent qu’il y a cinq ans, alors que les besoins en Haïti sont énormes."



































