Selon Libération, deux de ces fonds à la réputation sulfureuse seraient en effet les instigateurs des attaques contre la Grèce et des spéculations sur un éventuel défaut de paiement des pays du Sud de la zone euro.


Ce n’est pas la première fois que ces fonds alternatifs sont mis en cause. Car ces “fonds de couverture” sont en fait des fonds spéculatifs qui ont une prédilection pour les actifs à risque et qui vont chercher à tirer avantage de toutes les failles du système financier mondial. Très peu réglementés, ils ont recours à des techniques financières complexes, comme la vente à découvert ou l’effet de levier.

Ainsi, un investisseur qui va parier sur une hausse du cours du blé, par exemple, pourra se “couvrir” en investissant parallèlement à un hedge fund qui, lui, misera sur une baisse des cours. Les hedge funds ont notamment été mis en cause dans la crise asiatique de 1997-1998 et, dernièrement, dans la crise économique mondiale, accusés par certains d’avoir investi massivement dans des créances hypothécaires offrant de hauts rendements.

Les hedge funds parient donc aujourd’hui sur l’insolvabilité de pays qui se sont endettés pour enrayer une crise mondiale initiée notamment par… des hedge funds. Elementaire.