Trois policiers ont été agressés par plusieurs dizaines d'individus dans la nuit de mardi à mercredi à Gennevilliers dans les Hauts-de-Seine, près de la station métro Courtilles. L'un des policiers touché au visage et souffrant de multiples contusions a été transporté à l'hôpital Beaujon à Clichy, puis transféré à la Pitié-Salpêtrière, à Paris.
Représailles ?
Selon les premiers éléments de l'enquête, vers 1h15, deux policiers du commissariat de Colombes (Hauts-de-Seine) sont en train d'intervenir sur un feu de véhicule situé sur un chantier. Un de leur collègue resté dans la voiture de police est alors violemment pris à partie par 20 à 30 personnes munies de pierres et de pavés. Les deux policiers retournent aussitôt en renfort vers le véhicule à bord duquel l'autre policier est pris au piège mais ils essuient des jets de projectiles.
Les agresseurs prennent la fuite. "Le policier blessé (qui est sorti ce matin de l'hôpital, ndlr) est vraiment très choqué", indique une source policière qui parle d'un véritable "guet-apens". Une cinquantaine de pavés sont retrouvés autour du véhicule de police partiellement détruit.
Deux interpellations
Selon nos sources, cette agression serait liée à l'interpellation et la mise en garde à vue d'un jeune homme du quartier des Courtilles, plus tôt dans l'après-midi. Dans la soirée, son grand frère aurait proféré des menaces à l'encontre des policiers de Gennevilliers.
Deux personnes susceptibles d'être liées à cette agression ont été interpellées et placées en garde à vue cette nuit. Des bidons d'essence ont été retrouvés dans le coffre de leur véhicule alors qu'elles étaient contrôlées par une patrouille de police pour consommation de stupéfiants. L'enquête a été confiée à la brigade de sûreté urbaine de Gennevilliers.
Le syndicat Unité SGP Police a pour sa part alerté le ministère de l’Intérieur "sur cette montée de violence à l'encontre des policiers". "Ces faits ne sont malheureusement pas rares mais se produisent en général, suite à une interpellation quelconque. Un scénario, toujours le même, se met en place : des feux de poubelles dans une impasse pour amener les fonctionnaires dans un guet-apens".



































