Journée noire sur le front de l'emploi ce jeudi. Après l'annonce des 8.000 suppressions de postes chez PSA, c'est au tour du secteur des travaux publics de sombrer dans la crise. "Au moins 6.000 emplois permanents en 2012" vont être supprimés, a annoncé Patrick Bernasconi, le président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP).
"Tous les indicateurs ont basculé dans le rouge depuis le début de l'année", explique le président de la fédération patronale estimant qu'il "existe un risque réel que le nombre de suppressions d'emplois permanents monte à 15.000 d'ici mi-2013". Au cours des cinq dernières années, le secteur qui enregistrait un chiffre d'affaires de 40 milliards d'euros en 2011 avec 280.000 salariés employés aura perdu 20.000 emplois, dont 6.000 sur la seule année 2012, selon la FNTP.
Activité revue à la baisse
En raison de la dégradation de l'économie française et des difficultés financières des collectivités locales, la FNTP a déclaré qu'elle revoyait sa prévision d'activité à la baisse pour l'ensemble de l'année 2012, tablant sur une baisse de 3% (contre -1% précédemment) par rapport à 2011.
La Fédération explique que le volume d'activité (qui avait atteint un pic en 2007) sera en baisse de 20% en 2012 et reviendra au niveau d'il y a 10 ans. Pour le seul premier semestre, les heures travaillées par les ouvriers permanents et intérimaires sont en baisse de 7,5% par rapport aux six premiers mois de 2011 et l'activité a reculé de 2,7% en volume. Quant aux marchés conclus, ils ont dégringolé de 16% depuis le début de l'année.









































