Le thon rouge en guest star au Qatar. La Cites (Convention internationale sur le commerce des espèces menacées), qui se tient à partir de samedi et jusqu’au 25 mars à Doha, doit sceller le sort de ce thonidé dont les stocks sont au plus bas. Cent soixante-quinze pays se réunissent tous les trois ans pour décider des règles de commercialisation des espèces animales ou végétales à protéger.
Monaco avait proposé d’inscrire directement le thon rouge à l’annexe I, ce qui interdit tout commerce international. Malgré son importante flotte de pêcheurs, la France a soutenu cette proposition, suivie par l’Union européenne, et depuis jeudi dernier par les Etats-Unis. Mais le Japon, qui consomme
80 % du thon rouge, a l’intention de tout faire pour éviter ce classement.
Autre question en suspens, celle d’un éventuel report de l’interdiction, de douze à dix-huit mois. Demandé par les pays soucieux de préserver leurs pêcheurs (France, Italie, Espagne), il pourrait constituer un précédent délicat au sein de la Cites. Les décisions doivent être prises à la majorité des deux tiers, ce qui ouvre le champ à bien des tractations diplomatiques. Le ministère français de l’Ecologie reste prudent, estimant qu’“il n'est pas possible à ce stade de prédire quelle suite la Conférence de Doha réservera à la proposition de Monaco”.




































