L'émotion cède la place à la colère. Trois jours après la mort de Jérémie Louis Sidney – tué par les policiers du GIPN venus l'interpeller – et alors que douze personnes sont toujours en garde à vue dans cette affaire, la famille du leader présumé de cette cellule a décidé de porter plainte pour "homicide volontaire".

Six balles tirées contre les policiers

Selon France Info, qui révèle l'information, les proches du jeune homme doutent de la version de l'arrestation fournie par la police. Selon le procureur de Strasbourg Patrick Poirret, Jérémie Louis Sidney a été mortellement touché de plusieurs balles policières, après avoir vidé le barillet de son 357 Magnum sur les policiers qui venaient de s'introduire dans son appartement strasbourgeois.

Selon l'avocat de la famille Louis Sidney, la mère de Jérémie "a besoin de connaître les circonstances exactes de la mort de Jérémie", dont le portrait d'un homme "prêt à mourir en martyr n'est pas du tout le profil du fils qu'elle connaît". Un moyen également pour ses proches d'avoir accès au dossier d'instruction.