“Des virus et bactéries aux larves de poissons, il existe un nombre colossal de formes de plancton.” Eric Karsenti, directeur scientifique de Tara Expéditions
De Lorient à Beyrouth, puis de Bombay à Goa, en passant pas Suez et le golfe d'Aden… ce n'est que le début du périple océanique de la goélette Tara. L'expédition scientifique Tara Océans partira de Lorient ce samedi 5 septembre pour explorer mers et océans de la planète, trois ans durant. Cette circumnavigation de 150 000 km rappelle par son ambition les grandes expéditions scientifiques du XIXe siècle.
Mais que reste-t-il à découvrir", se demande-t-on à l'aube du XXIe siècle. "Cette mission va plonger dans le monde invisible des écosystèmes marins, l'un des domaines les moins explorés de l'océanographie, selon Etienne Bourgois, patron de Tara Expéditions et PDG de la marque Agnès b.
Les micro-organismes marins, qui représentent 90% de la biomasse des océans, sont en effet peu connus mais remplissent des fonctions vitales. Grâce à eux, l'océan absorbe à peu près 50% du gaz carbonique qu'on émet dans l'atmosphère et produit 50% de l'oxygène que l'on respire. "Mesurer l'impact du réchauffement que subissent ces micro-organismes et étudier les cycles du carbone et de l'oxygène permettra d'incorporer de nouvelles données dans les simulations climatologiques futures", explique Eric Karsenti, professeur au Laboratoire européen de biologie moléculaire (Heidelberg, Allemagne).
C'est ainsi que Tara Océans reprend le flambeau de l'expédition qui l'a précédée : Tara Arctic (2006-2008) avait témoigné de la fonte accélérée des glaces du pôle Nord causée par le réchauffement climatique. Tara Océans se prépare à nous livrer une nouvelle pièce du puzzle.






















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