Au terme des entretiens menés par le cabinet d'expertise Technologia auprès de centaines d'employés de France Télécom et d'une étude détaillée de quinze cas de suicide de salariés, l'inspectrice du travail Sylvie Catala a produit un rapport de 82 pages, remis au parquet de Paris le 4 février 2010.

Selon Le Parisien qui s'est procuré un exemplaire de ce document et en a publié quelques extraits dans son édition du jour, le compte-rendu de l'inspection du travail est accablant pour la direction de France Télécom, et notamment pour Didier Lombard, son PDG déchu.

Si les directions régionales de la société sont épargnées par cette analyse, car "elles n'ont fait qu'appliquer des décisions et des méthodes prises au plus haut niveau du groupe", il n'en va justement pas de même au sommet.

Outre des "méthodes de gestion caractérisant le harcèlement moral", le rapport de l'inspection du travail dénonce la possible "mise en danger d'autrui du fait de la mise en oeuvre d'organisations du travail de nature à porter des atteintes graves à la santé des travailleurs".

Pointés du doigt pour la "politique de réorganisation et de management", qu'ils ont mise en oeuvre, les plus hauts responsables de France Télécom sont aussi critiqués pour leur surdité, car "à maintes reprises" ils auraient été informés "des effets produits sur la santé des travailleurs".

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