Ségolène Royal, première présidente de l'Assemblée nationale ? Selon l'intéressée, la proposition lui "aurait été faite par Martine Aubry et François Hollande", a-t-elle confié au Point ce lundi.

Une possibilité confirmée à l'AFP par la présidente de la région Poitou-Charentes. "Après le second tour, François Hollande et Martine Aubry se sont parlé, puis Martine et François m'ont parlé en ouvrant cette perspective", a-t-elle indiqué. Si la candidate, "très" malheureuse à la primaire socialiste, affirme n'avoir "rien demandé", elle pense pouvoir "être très utile à ce poste", qu'elle faillit briguer en 1997.

Rien est fait, bien sûr, car avant que Ségolène Royal s'installe au "perchoir", il faut que la gauche remporte les législatives et que les députés l'élisent à la majorité absolue (voire relative, en cas de troisième tour). Une autre condition devra également être remplie pour voir l'ex candidate à la présidentielle mener les débats au palais Bourbon : elle devra redevenir députée. Une fonction qu'elle assuma de 1988 à 2007.

Cet objectif, Ségolène Royal semble se l'être fixé et viserait même la première circonscription de Charente-Maritime du député-maire Maxime Bono, qui souhaite se consacrer à la gestion de sa ville de La Rochelle.

Si l'ambition parlementaire de Ségolène Royal se confirme, elle devrait trouver sur sa route le premier secrétaire de la fédération  PS de Charente-Maritime, Olivier Falorni. Ce dernier a en effet affirmé, ce mardi à l'AFP, qu'il briguerait la fonction dans cette même circonscription.