Pour la première fois ce vendredi, un président français s'est exprimé devant l'assemblée plénière du Commonwealth, l'organisation qui rassemble la plupart des pays ayant fait partie de l'ex-empire britannique.
A dix jours du sommet de Copenhague, en présence du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et d'une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement, la reine Elizabeth II a donné la couleur aux débats en déclarant lors du discours inaugural : "L'inquiétude que suscite la menace sur notre environnement n'est pas nouvelle, mais c'est à présent un défi mondial qui mettra en danger la sécurité et la stabilité de millions de personnes dans les années à venir".
Il est à noter que cette assemblée de 53 états comporte des pays fortement industrialisés, la Grande-Bretagne bien sûr, mais aussi le Canada, l'Inde et l'Afrique du Sud, aussi bien que des archipels en proie aux effets de la pollution, tels que les Maldives ou les Tuvalu.
Comme la veille à Manaus, au Brésil, où il était invité par le président Luiz Inacio Lula da Silva devant l'Organisation du traité de coopération amazonienne, Nicolas Sarkozy a plaidé pour des mesures internationales fortes, et chiffrées, contre le réchauffement climatique.
A Port-of-Spain, il a notamment proposé que, pour commencer, les pays riches avancent une enveloppe annuelle de 10 milliards de dollars pour aider les pays les plus pauvres à réduire leurs émissions de CO2.
Nicolas Sarkozy s'est par ailleurs exprimé sur la question de la déforestation, proposant que l'on adopte "l'objectif de réduire de moitié la déforestation d'ici à 2020 et d'y mettre un terme d'ici à 2030".
Enfin, il a exhorté les dirigeants de la planète à faire le déplacement de Copenhague en personne.
Sur la même ligne que son homologue brésilien (lire notre article), le président français s'était hier félicité des annonces américaines et chinoises visant respectivement 17 et 40% de réduction de leur "intensité carbonique" (soit les émissions polluantes par unité de PIB).
En marge du sommet de Trinitad, il a déjeuné ce midi avec le Premier ministre indien, Mamohan Singh, coincé entre la nécessité de développement pour sa population et la pression internationale, le pays étant le quatrième émetteur de gaz à effet de serre.
Au programme également du président français, des échanges directs avec le premier ministre britannique Gordon Brown, et avec le président sud-africain Jacob Zuma.



































