Comme si de rien n’était, Nicolas Sarkozy garde le cap. Le Président, qui s'était déjà rendu sur place il y a deux semaines, est retourné mardi en Vendée et en Charente-Maritime afin de "faire le point" sur la situation après le passage de la tempête Xynthia.

Il a notamment assuré que l’Etat ne laissera pas se réinstaller des habitants dans les zones "où il y a des risques mortels" et qu’il financera 40% du futur plan digues. Sans un mot sur le revers subi par la droite au premier tour des régionales : "Ce serait choquant" vis-à-vis des sinistrés, a-t-il répondu aux questions sur le sujet.

Pour son seul déplacement prévu dans l’entre-deux-tours, il s’agissait pour Nicolas Sarkozy de s’afficher dans son costume de chef de l’Etat, loin du tumulte de la campagne. Depuis la claque de dimanche, le Président, à travers le message relayé par les responsables de la majorité, fait le dos rond : le succès de la gauche ne serait en rien un vote sanction; la principale fautive dans ce scrutin "aux conséquences régionales" serait l'abstention.

Et c'est François Fillon qui est chargé de repartir au front. Alors que de nombreuses voix, au sein même de l'UMP, ont mis en cause le rôle de l'exécutif dans la débâcle électorale, le Premier ministre les a fermement rappelées à l’ordre mardi en assurant qu'ils "commettent une faute" contre la majorité.

Il a toutefois renvoyé à l’après 21 mars les "enseignements" à tirer. Il n’est pas certain que Nicolas Sarkozy pourra alors éviter la tempête.