"Au second semestre 2011, le gouvernement marquera une pause pour que le Parlement puisse, s'il le souhaite, délégiférer." C'est l'information principale d'une interview qu'a donné le président de la République au Figaro Magazine à paraître vendredi. Il s'est également fixé comme cap la réforme des retraites avant de proposer au Parlement "de compléter toutes les réformes pour les améliorer."
Le chef de l'Etat en profite également pour nier tout engagement dans la campagne des régionales. "Les conséquences seront régionales, a-t-il répété, même s'il sera "bien sûr très attentif à ce que les Français diront." Il affirme aussi qu'il ne donnera aucune consigne de vote d'ici dimanche. "Mais convenez qu'il serait étrange que je sois le seul à ne pouvoir expliquer l'enjeu des régionales !", s'est-il justifié.
"Adaptations gouvernementales"
Sur la convocation de Valérie Pécresse à l'Elysée, il estime normal de rencontrer des élus d'Ile-de-France, étant lui-même un élu de cette région depuis 1977. Ce qui ne l'empêche pas de déplorer "ces polémiques permanentes qui font perdre un temps précieux à la France". Concernant un éventuel remaniement ministériel, il ne l'envisage pas avant d'avoir bouclé la réforme des retraites, dont le texte sera déposé à l'Assemblée en septembre. Il ne s'interdit toutefois pas "quelques adaptations gouvernementales" entre temps.
Enfin, Nicolas Sarkozy a, pour la première fois, évoqué un ralentissement des réformes à la fin de l'année 2011, afin que le Parlement puisse réfléchir à ce qu'il conviendrait d'"améliorer". Une échéance qui précèdera de quelques mois l'élection présidentielle, dont le président de la République a bien voulu parler. Bien qu'il estime la question de sa candidature prématurée : "Je prendrai position à la fin de 2011, en tenant compte d'un certains nombre de critères collectifs et personnels."


































